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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

Une calorie suffit pour élever de \° la température de trois mètres cubesd’air environ ; de sorte que si nos appareils de chauffage utilisaient toute laquantité de chaleur produite, il suffirait, pour élever de 20° la températurede 100 mètres cubes d’air, d’environ 0 k ,25 de bois ou de 0 k /l0 de bouillede qualité ordinaire. On sait qu’il s’en faut de beaucoup que ces résultatssoient atteints.

La chaleur développée par la combustion se disperse par le rayonnementdu combustible et par le courant d’air qui entraîne les produits gazeux decette combustion. La chaleur rayonnante est seule utilisée dans nos cheminéesordinaires, mais non pas en totalité. D’après M. Péclet, à l’excellent ouvrageduquel nous ferons plusieurs emprunts (-1), la quantité de chaleur rayonnanteproduite par le bois est le quart environ de la chaleur totale, elle est le tiersavec le charbon de bois et un peu plus de moitié avec la houille ou le coke.Ces chiffres, rapprochés de ceux que nous avons donnés plus haut et desprix des divers combustibles, montrent combien le chauffage à la houille ouau coke est plus économique que le chauffage au bois. Ainsi, un kilogrammede bois donne par rayonnement 700 calories, et l’on en tire 3600 environ dela même quantité de coke ou de houille de qualité moyenne; de sorte que,quand le prix du kilogramme de ces divers combustibles est à peu près lemême, comme à Paris , la chaleur rayonnante de la houille ou du coke necoûte pas le cinquième de celle qu’on obtiendrait avec du bois.

Les systèmes employés pour opérer le chauffage au moyen de ces com-bustibles sont extrêmement variés, mais peuvent être divisés en deux grandesclasses, suivant que l’appareil de combustion est placé dans la salle même,ou qu’il est établi au dehors. À la première appartiennent les brasiers, lescheminées et les poêles ; à la seconde, les calorifères à air chaud, à vapeurou à eau chaude.

Dans les huttes de quelques peuplades sauvages, un feu assez actif pourchauffer les hommes et cuire leurs aliments est allumé sur le sol, au milieude la salle, et au-dessous d’une ouverture pratiquée dans le toit pour donnerpassage aux produits gazeux de la combustion. Nous avons rencontré la mêmedisposition chez des pêcheurs de la Méditerranée, dans la Camargue . Elleserait très-dangereuse si le courant ascendant qui s’établit ne forçait l’air à

(1) Péclet , Traité de la chaleur.