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Deuxième partie.
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CHAUFFAGE.

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affluer de tous côtés, en passant par les ouvertures des portes et les fissuresdes parois, de sorte que les hommes accroupis autour du feu sont entourésd’un air assez pur. Mais elle est donc incommode, d’abord à raison de cettecirculation incessante d’air froid, puis parce que le moindre vent renvoiebeaucoup de fumée dans l’intérieur.

Dans l’antiquité, on faisait grand usage de brasiers dans lesquels on brûlaitde la braise, matière qui ne dégage aucune fumée. Le même mode de chauf-fage est fréquemment employé, encore aujourd’hui, en Orient, en Italie et enEspagne . Il y aurait également là danger d’asphyxie par l’acide carbonique etl’oxyde de carbone, que produit la combustion; mais le feu est généralementpeu actif, les salles sont grandes, et surtout elles sont fort mal closes; descourants d’air réfrigérants, mais salutaires, s’établissent par les joints ouvertsdes portes et des croisées.

Cheminées. L’usage des cheminées ne paraît pas remonter au delà duxii e siècle, et plusieurs de nos anciens monuments prouvent qu’il a été très-répandu en France dès cette époque. La plupart de ces anciennes cheminéeset surtout celles des siècles suivants étaient établies sur de vastes proportions ;leurs tuyaux étaient très-larges, et leurs vastes foyers étaient surmontés dehottes véritablement monumentales. Une famille entière pouvait s’abritersous leur manteau. Quelques-unes étaient décorées de riches sculptures, etla Renaissance en a produit de très-belles. Leur aspect devait être des plusrécréants, lorsque, par un temps froid, elles se montraient remplies degrandes bûches en pleine combustion; mais c’étaient de détestables appa-reils de chauffage. La consommation de combustible y était très-considé-rable, et elles produisaient un énorme tirage et, par suite, de très-fortscourants d’air dans l’intérieur de la salle, qu’il était presque impossible dechauffer. Grillé d’un côté, on était gelé de l’autre. C’étaient plutôt des appa-reils de ventilation que des appareils calorifiques, et, comme le disait Franklin,en parlant de cheminées moins vicieuses, elles semblaient avoir été dispo-sées dans le but d’utiliser la moindre quantité possible de la chaleur pro-duite. Elles fumaient en outre fréquemment, soit parce que le vent s’engouf-frait dans leurs tuyaux, soit parce qu’il s’y établissait un double courant.

Les cheminées actuelles sont disposées de manière à n’avoir aucun desinconvénients de celles d’autrefois, tout en présentant les mêmes avantages :ceux de donner la vue du feu, d’offrir un moyen prompt et commode de