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Deuxième partie.
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CHAUFFAGE.

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baisse à volonté, suivant qu’on juge à propos de ralentir ou d’activer la com-bustion. Ce tablier, lorsqu’il est baissé, ne laisse qu’une étroite ouverturepar laquelle l’air se projette avec force sur le combustible, et il produit l’effetd’un soufflet énergique; mais il intercepte complètement les rayons calorifi-ques, et l’on doit le relever dès que le feu a acquis une activité suffisante.

Malgré ces améliorations, nos cheminées consomment une immense quan-tité d’air. En admettant que la section du tuyau soit égale à ^ de mètrecarré, que la vitesse de l’air soit de 4 m ,S0 par seconde, et c’est presque unminimum, la consommation par heure s’élèvera à 270 mètres cubes. Unautre point de départ conduit à un chiffre approchant : on a reconnu que,dans une cheminée bien construite, il passe environ 4 00 mètres cubes d’airpar kilogramme de bois brûlé, et un feu qui consomme 5 kilogrammes àl’heure n’est pas très-ardent. L’air d’une salle de la contenance de 100 mètrescubes devra donc être complètement renouvelé, par la seule action de lacheminée, environ trois fois par heure. Qu’on se figure ce que ce devait êtreavec les vastes cheminées du moyen âge !

L’expérience prouve du reste que la plupart de nos portes et de nos fenê-tres sont si mal closes qu’elles laissent passer assez d’air pour subvenir àcette consommation; mais elle prouve aussi que la combustion devient lan-guissante, et même que la cheminée fume, lorsqu’on s’attache à remédieraux défauts des menuiseries, et à obtenir une clôture plus hermétique. Ily a d’ailleurs, à cette ventilation accidentelle, le grave inconvénient qu’elleintroduit incessamment de l’air froid dans la salle, et qu’il s’établit, à peuprès au niveau du sol, des vents coulis fort désagréables, si ce n’est nui-sibles à la santé. On y a remédié au moyen de ventouses prenant l’air audehors, et le versant en avant du foyer, soit au-dessus soit au-dessous de l’ou-verture; mais c’est établir un rideau d’air froid devant le feu, et c’est enleverà la cheminée un de ses principaux mérites, celui de dégager l’air vicié dela salle. Une disposition beaucoup plus convenable sous tous les rapports, etgénéralement usitée aujourd’hui, consiste à faire circuler autour du foyer,dans des tuyaux de fonte diversement combinés, l’air froid pris au dehors,lequel s’échauffe dans ces tuyaux, et vient se répandre dans la salle par uneou deux bouches de chaleur. Cet air chaud et pur s’élève, et remplace celuiqu’entraîne la cheminée, qui est plus froid et plus ou moins vicié.

Ce système se prête à des combinaisons très-variées, et a le mérite d’amé-