17/i
TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
se chauffer les pieds, de contribuer au renouvellement de l’air., et de per-mettre d’activer ou de ralentir rapidement le chauffage. On s’attache, en lesétablissant, à satisfaire aux conditions suivantes :
^ 0 Renvoyer dans la salle la plus forte partie possible de la chaleurrayonnante produite par le combustible ;
2° Réduire la quantité d’air entraînée dans les cheminées sans utilité pourla combustion ;
5° Remplacer, par de l’air pur, préalablement chauffé, celui qui alimentela combustion ou s’échappe par le tuyau de la cheminée.
4° S’opposer à l’introduction de la fumée dans la salle, quelles que soientla force et la direction du vent.
On se conforme à la première en donnant peu de profondeur au foyer,de manière à porter le feu en avant, et à augmenter ainsi l’amplitude duchamp de dégagement du calorique rayonnant; en évasant les parois laté-rales et la paroi supérieure en avant de l’orifice du tuyau, afin de renvoyerdans l’appartement les rayons calorifiques qui viennent les rencontrer; et enexécutant ces parois en matériaux blancs et polis comme la faïence ou lestuiles vernissées.
C’est à Rumfort qu’on doit cette solution de la première partie du pro-blème. Elle est très-judicieuse ; toutefois, si elle constitue une améliorationconsidérable sur ce qui se pratiquait auparavant, elle ne peut être regardéecomme suffisante au point de vue économique. Ces cheminées perfectionnéesn’utilisent en effet, pour le chauffage de la salle, qu’environ les 0,06 dela chaleur produite, si le combustible est du bois, et les 0,15, si l’on emploiede la houille. Pour en obtenir davantage, il faut établir autour du foyer undes appareils de circulation d’air, dont il sera question tout à l’heure.
Le même savant a prouvé que, pour réduire la consommation d’air, ilfallait étrangler la partie inférieure de la cheminée, de manière à limiter,autant que possible, l’espace par lequel l’air peut s’échapper sans rencontrerle combustible. Cette disposition a en outre l’avantage d’augmenter la vitessede l’air affluent, et d’activer la combustion. On la complète utilement, d’aborden installant une plaque mobile à l’entrée du tuyau, pour permettre de réglerle tirage à volonté, et même de fermer l’orifice, en cas d’incendie ou lors-qu’on veut s’opposer au refroidissement de la salle, après l’extinction du feu;puis en plaçant, en avant du foyer, un tablier en tôle, qui se lève et se