CHAUFFAGE.
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qui multiplient les surfaces de chauffe, de l’air pris dans la salle même, ou,ce qui est préférable, de l’air pris à l’extérieur pour remplacer celui qu’en-lève la combustion. Mais si les poêles sont plus économiques, ils n’ont pasl’avantage, que présentent les cheminées, de donner la vue du feu à laquelle ontient généralement presque autant qu’à la chaleur, et ils ont l’inconvénientd’être moins salubres, par cela même qu’ils ne contribuent pas autant au renou-vellement de l’air dans la salle. Dans un poêle bien construit, tout l’air appelése trouve en contact avec le combustible, et la consommation d’air est bieninférieure à celle d’une cheminée. Elle ne dépasse pas beaucoup celle qui estnécessaire à une bonne combustion, soit environ 6 mètres cubes par kilo-gramme pour le bois, 45 pour le coke et 48 pour la houille.
Les poêles exécutés en tôle ou en fonte sont exposés d’ailleurs à déve-lopper une odeur désagréable et malsaine, lorsqu’ils sont portés à une tempé-rature élevée.
Les poêles se construisent en terre cuite, en tôle ou en fonte. Dans les pre-miers, réchauffement est lent, mais le refroidissement l’est également, etils ont le mérite de ne pas altérer la qualité de l’air. Les seconds se chauffentrapidement, utilisent mieux le combustible, et sont plus durables; leurdéfaut spécial vient d’être signalé, c’est celui de l’odeur.
Les cheminées dites à la prussienne sont des poêles ayant une large bouchefermée par un rideau, qui se hisse ou se baisse à volonté. Ces appareils par-ticipent à la fois des poêles et des cheminées, et n’en ont au même degré niles avantages ni les inconvénients.
Des poêles en tôle ou en fonte disposés pour le service culinaire sont forten usage depuis quelques années. Ils procurent une économie de combustibletrès-considérable, tant parce qu’ils réduisent la consommation faite en pureperte, que parce qu’ils permettent l’emploi de la houille. Mais les rôtis s’yfont dans des fours où la viande se dessèche et perd de sa saveur.
Calorifères. Les calorifères se placent en dehors des pièces à échauffer, età un niveau inférieur afin de faciliter le mouvement de l’air chaud, de lavapeur ou de l’eau chaude qu’ils sont destinés à leur envoyer. Leurs avantageséconomiques sont d’autant plus grands que l’espace à chauffer est plus consi-dérable. Ils permettent une grande égalité de température, lorsqu’ils ont étéconvenablement établis, et ils ont en outre ce mérite, considérable en beau-coup de circonstances, qu’une seule personne est appelée à régler leur chauffage.