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TRAITÉ D'ARCHITECTURE.
Le principe qui régit les calorifères à air chaud consiste à multiplier lessurfaces de chauffe, et à tirer le plus grand parti possible du rayonnementdes parois du foyer et des conduits de fumée. Une disposition très-convenableplace un poêle en fonte dans une chambre en maçonnerie bien close, et faitfaire aux tuyaux de conduite de la fumée plusieurs circuits dans cette chambreavant d’aboutir au coffre qui communique, avec l’extérieur. L’air s’échauffe aucontact et par rayonnement, puis se rend dans les appartements; le difficileest de le faire arriver de manière à assurer même température dans toutesles pièces. Il est essentiel d’ailleurs de lui procurer de l’humidité, et de ne pastrop chauffer le calorifère, si l’on veut qu’il soit salubre et inodore.
L’économie dans les dépenses de premier établissement constitue le prin-cipal mérite des calorifères à air chaud. Leurs inconvénients sont la difficultéde régler la température, l’impossibilité de réduire la chaleur au-dessousd’une certaine limite et de la transmettre à grande distance, l’altération del’air, la rapidité du refroidissement, et la section comparativement considé-rable qu’il faut donner aux tuyaux.
Les hypocaustes des Romains étaient de véritables calorifères. L’air chaud,mêlé avec les produits gazeux de la combustion, passait dans des conduits enmaçonnerie ménagés sous le sol de la pièce à chauffer, et était mis enmouvement par une cheminée d’appel, qui était sans doute fort élevée.
Les calorifères à vapeur se composent essentiellement d’un appareil géné-rateur de la vapeur, de tuyaux de distribution, de récipients à grandes surfacesdestinés à condenser la vapeur et à transmettre la chaleur produite, et detuyaux qui ramènent l’eau de condensation dans le générateur, ou la con-duisent au dehors. Ce système est fort économique, mais il exige des dépensesd’installation considérables, et il expose à des fuites de vapeur, pour peu queles ouvrages ne soient pas exécutés avec une grande perfection. Il a en outrel’inconvénient de ne pas permettre de faire varier le chauffage, ainsi qu’il con-vient, suivant le degré de température à l’extérieur. Enfin le refroidissementy est instantané. Cependant il a reçu de nombreuses applications en Angle-terre, et M. l’ingénieur Grouvelle l’a employé, avec un plein succès, à Paris ,pour le palais de la Bourse, celui de l’Institut et l’établissement des Néothermes.
Les calorifères à eau chaude présentent une disposition analogue à ceuxdes calorifères k vapeur. L’eau remplace la vapeur dans les conduits de cir-culation, et l’air se chauffe au contact et au rayonnement de ces tuyaux ou