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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

Ces deux opérations sont tellement corrélatives, que chacune d'elles est laconséquence en quelque sorte obligée de l’autre, et qu’il suffit de pourvoirà une seule, dès qu’on a ouvert les orifices nécessaires à l’autre. Ou l’onattire l’air vicié, et l’on fait ainsi un appel à l’air pur ; ou l’on insuffle del’air pur, et l’on expulse par suite une même quantité d’air vicié.

On a vu, lorsqu’il a été question du chauffage, que les cheminées ordi-naires de nos appartements sont de puissants instruments de ventilation, quiagissent par appel d’air vicié, et qu’il suffit d’un chauffage peu actif pour faireaffluer dans une pièce toute la quantité d’air pur que peut réclamer uneréunion de cinquante personnes, c’est-à-dire 300 mètres cubes par heure.Les cheminées des grands salons produisent un effet plus énergique encore,quand on a eu soin de régler convenablement leurs ouvertures et les sectionsdes tuyaux. Mais ce mode de ventilation exige que le foyer soit allumé, etl’on ne peut pas toujours satisfaire à cette condition, sous peine de voir latempérature de la salle s’élever beaucoup trop. Le renouvellement de l’airdevient donc insuffisant au moment où il serait le plus nécessaire. Il n’estpersonne qui n’ait constaté bien des fois ce grave inconvénient, surtout lorsquela température extérieure n’est pas très-basse.

Il s’ensuit que si les cheminées de nos salons sont des appareils très-con-venables de ventilation, dans la plupart des circonstances, elles sont loind’être toujours assez efficaces, et qu’il ne faut pas compter exclusivement surelles dans les pièces destinées à de grandes réunions. Elles ne fonctionnentd’ailleurs activement que pendant l’hiver, et il est nécessaire de pourvoir àla ventilation en tout temps, sauf pendant les quelques jours de grande cha-leur, où il est permis de laisser les fenêtres ouvertes. Mais on peut avoirrecours à un système analogue, en établissant la cheminée d’appel au dehorsde l’appartement.

Ces cheminées spéciales constituent l’un des systèmes de ventilation les plusrépandus. Elles doivent être disposées de manière à entraîner le plus d’airpossible, pour une quantité déterminée de combustible. On satisfait à cettecondition en donnant à la cheminée une grande hauteur et un fort dia-mètre, et en faisant arriver sur le foyer l’air qu’on veut soutirer.

Ce mode de ventilation a le grand avantage de fonctionner avec beau-coup de régularité, et d’être d’un entretien extrêmement facile. Il est employédans un grand nombre de maisons, à la prison Mazas, et dans plusieurs