AÉRAGE.
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largeur et 5 mètres de hauteur, et admettons qu’il contienne 450 personnes(on est souvent plus entassé dans nos bals), et soit éclairé par 100 bougies et-10 lampes : l’air qu’il renferme sera vicié au bout de vingt et une minutesenviron, et il faudra, à partir de ce moment, expulser de la salle et fairearriver du dehors l’énorme quantité de -H 09 mètres cubes d’air par heure,si l’on veut se maintenir dans de bonnes conditions hygiéniques. Et il està remarquer qu’un phénomène, dont nous n’avons pas tenu compte, peutrendre cette ventilation insuffisante : c’est l’élévation de température résultantd’un aussi grand nombre de personnes et de foyers de lumière.
Il ne suffit pas, en elfet, que l’air soit pur, il ne doit pas dépasser unecertaine température. C’est une condition à laquelle il importe d’avoir égarddans , la ventilation des salles destinées à de grandes réunions, et dont on nese préoccupe malheureusement pas assez. Chaque personne, chaque lumièreest un foyer de chaleur. M. Dumas a évalué à 75 calories la quantité de cha-leur développée en une heure par le phénomène de la respiration. Une partieest employée à produire les vapeurs des transpirations pulmonaire et cutanée ;mais 45 calories environ restent disponibles. Or une calorie élève de prèsd’un degré la température de 5 mètres cubes d’air, d’où il suit qu’unhomme dégage en une heure la quantité de chaleur nécessaire pour élever de20 degrés la température de 6 m ,45 d’air. En admettant une différence dumême nombre de degrés entre les températures extérieure et intérieure, uneventilation d’air froid, calculée sur le pied de 6 m ,45 par individu, sera doncnécessaire pour que la température d’une salle ne s’élève pas par le seul faitde la chaleur humaine, abstraction faite du refroidissement par les parois.
Les lumières développent beaucoup plus de chaleur encore : une lampeproduit environ 400, et une bougie, près de 100 calories par heure.
Ces faits doivent être pris en très-sérieuse considération dans l’étude desmesures à adopter pour le chauffage et la ventilation des salles destinées à denombreuses réunions, et surtout des salles de bals. Ils exigent que l’on cessed’envoyer de l’air chaud dans ces salles beaucoup plus tôt qu’on ne le faitgénéralement, et qu’on y fasse arriver de l’air comparativement froid en bienplus grande abondance que n’en comporte une bonne ventilation dans lescirconstances ordinaires.
Examinons maintenant quelles sont les dispositions à adopter pour envoyerl’air pur et retirer l’air vicié.