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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

marché, comme dans une prison, par exemple. La disposition de ces appa-reils est d’ailleurs extrêmement variée, et chaque jour en voit apparaîtreune nouvelle. Nous citerons seulement le ventilateur du docteur Yan Hecke,de Bruxelles , parce qu’il fonctionne avec succès dans un grand nombred’édifices, et se prête fort bien aux ventilations les moins importantes. Onpeut lui appliquer une machine à vapeur, la force d’un homme ou seule-ment un contre-poids quand il n’y a pas lieu à grand débit. Dans ce cas,c’est une machine qu’on monte de temps à autre, et qui fonctionne dans lesintervalles avec une grande régularité.

Mais, lorsqu’on a recours à des machines, il y a généralement avantageà procéder par insufflation d’air pur, au lieu d’agir par voie d’appel de l’airvicié, parce qu’on est beaucoup mieux assuré de l’effet produit. Il n’est pastoujours certain, en effet, que l’air appelé soit remplacé par celui qu’on veutintroduire, c’est-à-dire par de l’air chaud en hiver et de l’air frais en été;les portes qui s’ouvrent de temps à autre, leurs fissures, celles des croisées,des planchers ou des cloisons peuvent donner passage à de l’air, qu’on nese soucierait pas d’introduire parce qu’il n’aurait pas la température ou lapureté convenables. Une expérience récemment faite à l’hôpital Lariboisière est très-concluante sous ce rapport.

Trois des pavillons de cet établissement sont chauffés et ventilés à l’eauchaude. Dans chacun d’eux, la chambre qui contient le réservoir d’eauchaude, placée dans les combles, est mise en communication avec les sallesau moyen de canaux verticaux ménagés dans l’épaisseur des murs; cescanaux débouchent au niveau du sol des chambres, entre les lits. C’est pareux que l’appel s’effectue. D’autres canaux, placés sous le plancher, sontdestinés à l’introduction de l’air extérieur; ils sont ouverts, d’un côté audehors, de l’autre au milieu des poêles à eau qui sont placés dans l’axe dela salle; pendant l’hiver, l’air ne peut arriver qu’après s’être chauffé aucontact de ces poêles, et, pendant l’été, il arrive par la même voie, sansque sa température ait été élevée, puisque la communication des poêles avecle réservoir est interrompue. On pourrait même abaisser la température del’air en renouvelant de temps à autre l’eau froide contenue dans les poêles.Or il a été constaté que, dans les meilleures conditions, l’air arrivant parles poêles était de 55 mètres cubes par heure et par malade, tandis que levolume d’air appelé et sortant effectivement des salles s’élevait à 82 mètres