AÉRAGE.
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cubes. La différence, soit47 mètres cubes, provenait de l’air affluant parles ouvertures accidentelles de la salle. Et il faut remarquer que cet air,outre l’inconvénient de refroidir les salles en hiver, présente celui de nepas ventiler convenablement, parce qu’il se rend, presque immédiatementaprès être entré, dans les orifices d’appel qu’il trouve à proximité. Il nebalaye pas l’air vicié, comme le fait celui qui arrive dans l’axe de lasalle.
Dans le même hôpital, trois pavillons sont ventilés par insufflation d’airdans les salles, suivant un système imaginé par MM. les ingénieurs Thomaset Laurens, et les résultats obtenus paraissent très-satisfaisants.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, une chaudière placée dans une cave,à l’une des extrémités de l’étahlissement, produit de la vapeur à quatreatmosphères. Cette vapeur, en se détendant, emploie une partie de sa forceélastique à mettre en mouvement un ventilateur à force centrifuge, et con-serve d’ailleurs presque toute sa chaleur, qui est ensuite utilisée pour lechauffage. Le ventilateur aspire, d’un côté, de l’air pur qu’il puise au sommetdu clocher de la chapelle, et le pousse, de l’autre, dans un large tuyau quidébouche, par des ramifications, dans les salles à ventiler. Pendant l’hiver, cetair s’échauffe en suivant les tuyaux de vapeur et de retour d’eau, et en circu-lant dans les poêles à eau, lesquels sont placés dans l’axe de la salle. L’air viciésort par les conduits ménagés dans les murs, pour se rendre dans une che-minée commune établie dans les combles. On voit que, de cette manière, toutl’air mis en mouvement par l’appareil est utilisé pour la ventilation, laquelleest toujours assurée, quelles que soient les imperfections des clôtures de lasalle. Il a été constaté que la ventilation qui vient d’être décrite donnait ^15mètres cubes par lit, tandis que la ventilation par appel n’en introduisaitque 55, dans l’autre partie de l’hôpital.
Il est inutile d’ajouter qu’on peut ventiler les salles sans les chauffer.
Des dispositions particulières permettent d’ailleurs d’augmenter l’humiditéde l’air injecté, quand il est trop sec, et de le refroidir pendant les grandeschaleurs de l’été.
Une commission, chargée d’examiner le projet de ce système de ventilation,a résumé ainsi qu’il suit les mérites qu’elle lui reconnaissait, et que ne pré-sentait pas le projet concurrent, qui a été adopté pour l’autre moitié de l’éta-blissement :