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Deuxième partie.
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AÉRAGE.

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C’est un excellent résultat; mais cet appareil exige des dépenses considé-rables de premier établissement, et nos administrations hospitalières n’ontpas toujours à leur disposition les ressources nécessaires. Et disons à ce sujetque beaucoup de personnes charitables, qui fondent des lits dans les hôpitaux,rendraient probablement plus de services à l’humanité, si elles consacraientleurs libéralités à la ventilation des lits existants. Quoi qu’il en soit, M. Pécleta proposé de recourir, faute de mieux, à une disposition simple et facile àinstaller, qui nous parait de nature à se répandre utilement, et que nous croyonsdevoir rappeler.

A l’une des extrémités de la salle, se place un poêle en fonte, entouré d’uneenveloppe en tôle, d’un plus fort diamètre, portant à sa partie supérieure desorifices couverts de toiles métalliques ; l’intervalle du poêle et de son enve-loppe communique avec l’air extérieur, qui s’y échauffe en hiver avant d’entrerdans la salle; le tuyau du poêle traverse la pièce pour se rendre dans unegrande cheminée, laquelle est pourvue d’un foyer à sa partie inférieure;de chaque côté de cette cheminée, deux caisses en bois ou en plâtre s’élè-vent depuis le plancher jusqu’au plafond; toutes deux sont percées en hautet en bas d’ouvertures susceptibles d’être fermées, et communiquent ainsiavec elle au-dessus du foyer; on ferme l’ouverture supérieure en hiver, etl’ouverture inférieure en été. Ce qui a été dit plus haut fait comprendre lamarche de cet appareil.

La même disposition peut être très-convenablement appliquée au chauf-fage et à la ventilation de salles d’écoles, d’ateliers, etc.

La ventilation des amphithéâtres est très-nécessaire, tant pour les élèvesque pour le professeur; car si l’on ne fait pas de longs séjours dans cessalles, les auditeurs y sont parfois très-entassés, vicient l’air rapidement, etpeuvent élever la température outre mesure. Le professeur se fatigue, et lesélèves éprouvent un malaise qui leur permet difficilement de rester atten-tifs. Un des éminents directeurs des études de l’école Polytechnique , frappéde voir qu’un grand nombre d’élèves étaient punis pour s’être endormis pen-dant les cours, remarqua que c’étaient plus particulièrement ceux qui occu-paient les bancs supérieurs de l’amphithéâtre; il voulut assister de là à plusieursleçons, et il déclara que, quel que fût le mérite du professeur et l’intérêtdu sujet, il n’avait jamais pu se tenir éveillé jusqu’à la fin de la séance.Nous voudrions pouvoir ajouter qu’on s’empressa de remédier au mal.