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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

extrémité, il est ouvert sur un conduit (B, fig. 4), de 4 m -‘ I -,50 de section, quiamène l’air vicié dans un large canal circulaire (C, C, fig. \), placé sous ledôme central, et qu’une galerie met en communication avec la cheminéed’appel, laquelle est marquée 20 sur la figure \ de la planche BT. L’airvicié débouche directement sur le foyer d’appel. La ventilation de chaqueaile est réglée par un registre placé à l’entrée du conduit B.

Afin de s’opposer aux communications orales qui auraient pu s’établir entreles détenus par les tuyaux de descente, chacun de ces tuyaux plonge dans untonneau de vidange particulier, et porte latéralement un petit ajutage relevé,lequel est destiné au passage de l’air. Cet ajutage a un registre destiné àrégler la ventilation de la cellule, et est recouvert d’un chapeau qui nelaisse que 0 m ,025 de passage, et oblige le courant à se briser avant d’entrerdans le caveau.

L’air appelé dans les cellules est pris dans le corridor, et passe, avant d’en-trer, sur les conduites d’eau chaude, ainsi que nous l’avons dit en parlantdu chauffage. Pendant l’été, il est plus frais que celui qu’on tirerait directe-ment du dehors. Il est introduit dans la cellule par plusieurs orifices.

La ventilation produite est très-énergique; elle s’élève de 20 à 22 mètrescubes par heure et par cellule. Les cellules ayant chacune une capacité de21 mètres cubes, l’air qu’elles renferment est renouvelé une fois par heure.Aussi sont-elles sans odeur aucune, et les détenus peuvent-ils fumer, sansqu’on s’en aperçoive dans le corridor, ni même dans leur cellule peu detemps après qu’ils ont cessé de se livrer à ce passe-temps.

La quantité de houille qu’exige cette ventilation s’élève, pendant l’été, à480 kilogrammes par 24 heures, et la quantité d’air enlevée est de 24 à25000 mètres cubes, soit de 1200 à 1250 mètres cubes par kilogramme dehouille.

Dans les hôpitaux, la ventilation doit être extrêmement énergique, et ilconvient en outre de disposer les appareils de telle sorte que leur actionpuisse être accrue dans une très-forte proportion, soit en cas de maladiescontagieuses, soit lors d’épidémies qui obligent à encombrer les salles. Al’hôpital Lariboisière , dont il a été déjà question, la ventilation produitepar l’appareil de MM. Thomas et Laurens s’élève, dans l’état normal, à50 mètres cubes environ par lit et par heure, et on peut la doubler en cas debesoin.