AÉRAGE.
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spectateurs en circulation et de nombreuses lumières portent pendant l’étéà une température plus élevée encore. L’air des caves ne répond pas d’ailleursà l’appel qui lui est adressé, tant que celui de l’extérieur est plus chaud quelui, parce que ce dernier, plus léger, arrive plus vite et profite du passageque lui livrent les portes, incessamment ouvertes, du parterre,, des loges et desgaleries. C’est l’inconvénient inhérent à tous les systèmes d’appel. On intro-duit donc dans la salle, pendant l’été comme pendant l’hiver, de l’air quise trouve déjà à la température qu’on ne devrait pas dépasser, et là ils’échauffe rapidement outre mesure. Pour remédier au mal, il faudrait pou-voir, lorsque le besoin s’en fait sentir, donner entrée à de l’air frais,sans incommoder les spectateurs. Cet air devrait être répandu par de petitsorifices très-multipliés, lesquels formeraient une couronne autour du pla-fond de la salle, envelopperaient le parterre, et seraient répartis en outrepartout où des masses d’air chaud pourraient se soustraire à la circulationgénérale. Il serait introduit par un ventilateur mécanique, qui le puiseraitdans les souterrains. On pourrait même supprimer le ventilateur, et se bornerà faire venir de l’air du dehors; car cet air étant plus froid que celui dela salle, descendrait par son propre poids. En été, où la différence detempérature serait trop faible pour déterminer un mouvement assez actif,on rafraîchirait l’air en le faisant passer dans un serpentin entouré d’eau,qui serait placé dans les combles. Cette disposition n’exigerait pas un renou-vellement d’eau bien considérable, puisque la température d’un mètre cubed’eau ne s’élèverait de 5° qu’après avoir abaissé, de la même quantité, celled’environ 3000 mètres cubes d’air, abstraction faite des pertes par l’enve-loppe du récipient (1).
Dans nos maisons d’éducation, la ventilation, beaucoup trop négligée jus-qu’à ce jour, devrait être l’objet de prescriptions formelles de la part del’autorité compétente. C’est bien assez d’enfermer dans des espèces de pri-sons de malheureux enfants qui auraient doublement besoin de l’air et dela liberté des champs, sans les condamner encore à vivre dans une atmo-sphère constamment viciée. Il y a sous ce rapport, de la part de tous, uneincurie vraiment inconcevable. Qui n’a été frappé, à la vue des longues
(1) Nous croyons que ce système a déjà été proposé et peut-être appliqué par M. Léon Duvoir.II. 26