DÉSINFECTION.
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existant, et n’ait pas songé immédiatement à une réforme radicale. Maiselle ne peut en rester là, et ses magistrats ont mis en effet la question àl'étude. L’essentiel paraît être d’évacuer, le plus promptement possible, lesimmondices qu’on semble conserver aujourd’hui avec un soin jaloux. L’unedes dispositions proposées consiste à placer dans les caves des tonnes mobiles,hermétiquement fermées, comme il y en a déjà dans beaucoup de maisons,et à les destiner aux matières solides, dont le volume n’est pas à beaucoupprès aussi considérable que celui des liquides. Ces derniers seraient enlevésau moyen de conduits souterrains dans lesquels ils seraient aspirés par unepompe, et d’où ils se rendraient dans de grands bassins en dehors de la ville,pour être livrés ensuite à l’agriculture. D’autres systèmes ont été indiqués,et se recommandent à divers titres. Tous sont conçus, ainsi qu'il convient,dans le double but de désinfecter les habitations, et de mettre à la disposi-tion de l’agriculture des engrais énergiques qui lui seraient très-précieux.
Un de leurs mérites communs serait en outre de supprimer le principalmotif qui éloigne une grande partie des propriétaires de Paris d’introduiredans leurs maisons les eaux que la ville leur offre en abondance et à bas prix,c’est-à-dire la crainte d’être condamnés à de trop fréquentes vidanges, dès querien n’engagera les locataires à se montrer ménagers de leur eau. On voit queles dispositions actuellement en vigueur ont non-seulement l’inconvénientd’infecter nos appartements, mais encore celui de restreindre l’emploi del’agent de propreté et de désinfection le plus efficace et le plus commode.
Que les divers systèmes qui ont été proposés ne se puissent exécuter qu’àcondition de grandes dépenses, on ne saurait fe contester. Mais, d'une part,les frais de vidange que supportent actuellement les propriétaires seraientréduits dans une très-forte proportion, et l’agriculture bénéficierait d’engraisdont la majeure partie est aujourd’hui perdue; et, de l’autre, combien d’exi-gences moins impérieuses, d’intérêts comparativement secondaires, ont faitaccepter des dépenses plus considérables encore que celles dont il s’agit !
En attendant qu’un changement radical puisse être introduit dans l’orga-nisation existante, il est des améliorations faciles à y apporter, et ellesimportent trop à la santé publique ainsi qu’à l’agrément de nos demeures pourque nous puissions nous dispenser d’en dire quelques mots.
L une de ces améliorations consisterait dans la désinfection journalière desfosses. On désinfecte aujourd’hui au moment de l’extraction, parce que des