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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
vaste temple à la construction monumentale et aux gigantesques pylônes del’Égypte; c’est la riche pagode de l’Inde ; c’est le temple de marbre élevéau sommet de F Acropolis, dans les villes grecques et romaines ; ce sont lesdômes arrondis et les sveltes minarets des mosquées de l’Orient; c’est l’im-mense cathédrale du moyen âge, avec ses tours élancées et ses flèches hardies.Dans ces édifices, l’industrie prodigue tous ses trésors; la science des con-structions étale toutes ses ressources; l’architecture montre toute sa puissance,et revêt son caractère le plus imposant. Tandis que leur distribution varieavec les exigences des différents cultes, leurs formes se mettent toujours enharmonie avec les idées religieuses auxquelles ils sont appelés à donnersatisfaction, et que, par cela même, ils glorifient, propagent et soutiennent.Construits avec une solidité qu’expliquent leur importance et la foi que toutereligion a dans sa durée, ils survivent, du moins en partie, aux peuplesqui les ont élevés et aux croyances qu’ils ont desservies. Que sont devenues lesantiques cités de l’Asie, de l’Égypte, de la Grèce ? Que reste-t-il de cesimmenses produits de l’activité humaine? des débris de temples. Les maisonsont disparu, les remparts se sont affaissés, les ports se sont comblés ouont été engloutis, les nombreuses voies tracées à la surface du globe ne seretrouvent plus ; mais un grand nombre de monuments religieux subsistentencore, et font revivre à nos yeux les nations qui les ont édifiés.
C’est donc à bon droit que, dans la partie de cet ouvrage destinée à l’étudedes édifices, nous réservons la première et la plus large place à ceux quisont consacrés au culte, ou l’ont été par les peuples dont l’histoire nous inté-resse le plus. Nous nous attacherons toutefois à nous borner sévèrementdans cette étude, car elle nous entraînerait trop loin, si nous lui donnions ledéveloppement qu’elle comporte. Elle sera divisée en deux parties : la pre-mière traitera des temples de l’antiquité; la seconde, de ceux du christia-nisme.
I. TK11P1.KS ANTIQUES.
Temples indiens. Ce n’est point l’ordre d’antiquité qui nous porte à donnerla priorité à ces monuments. Il paraît démontré aujourd’hui qu’ils ne re-montent pas à beaucoup près aussi loin qu’on l’avait cru d’abord, et que les