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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

en 417. le concile qui condamna les hérésies de Cœlestius. Il a été l’objetde restaurations considérables dans les vin 0 , ix c et xvnr siècles. La dernière,conçue dans le goût du temps, laisse beaucoup à désirer, et nous n’avonspas cru devoir en reproduire l’ornementation sur notre dessin, car c’eûtété détruire le caractère du monument.

Il n’y a pas ici de galeries superposées, comme à Sainte-Agnès, et la nefest moins élevée; les fenêtres qui l’éclairent sont ouvertes immédiatementau-dessus des arcades qui supportent les colonnes. Chaque rang de colonnesest divisé en deux parties sur sa longueur par un large pilier de formerectangulaire; particularité dont la basilique de Sainte-Marie in Cosmedin, àRome , qui paraît dater du vm e siècle, offre un second exemple. Dans cedernier édifice, il y a deux piliers de chaque côté au lieu d’un. D’où pro-viennent ces dispositions? Est-ce du désir de donner à l’édifice plus delongueur que ne le comportait le nombre de colonnes dont on pouvait dis-poser? Ne faudrait-il pas plutôt les attribuer à celui de marquer nettementdes divisions, pour séparer les diverses classes de fidèles? A-t-on voulus’assurer ainsi plus de stabilité? On l’ignore.

Les colonnes de Saint-Clément sont d’ordre ionique, et sont alternative-ment lisses et cannelées. Nous avons déjà parlé de la belle clôture du chœuret des deux ambons latéraux, et nous n’y reviendrons pas; nous ajouteronsseulement que cette remarquable enceinte, laquelle reproduit probablement uneancienne disposition, est assez moderne comparativement à l’édifice : ellea été exécutée, vers la fin du ix e siècle, par le pape Jean VIII .

Une magnifique mosaïque occupe tout le développement de l’abside; maiselle est moins ancienne encore que la clôture du chœur : elle appartientau xnf siècle. Elle représente, dans une première zone, le Christ entouré deses apôtres ; au-dessus, entre la corniche et la naissance de la voûte, lemême sujet est reproduit, mais avec la forme symbolique de l’agneau; enfinla voûte est remplie par de riches enroulements de feuillages entremêlés defruits, d’oiseaux et de fleurs, au milieu desquels s’élève une grande croixavec le Christ, douze colombes et les saintes femmes. Du pied de cette croixs’échappe le fleuve de vie, où des cerfs viennent se désaltérer.

La mosaïque qui couvre la partie supérieure du mur dans lequel l’abside estouverte, est antérieure en date à la précédente. Au sommet est encore le Christreprésenté en buste avec un double nimbe parsemé d’étoiles; à droite et à