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Deuxième partie.
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ÉGE.ISES.

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sur fond d'or, et eela dès le règne de Constantin ; les autels étaient de marbre, etétaient surmontés de magnifiques baldaquins; les pavages s'exécutaient en dallesde marbre de diverses couleurs, ou même en opus alexandrimm , ce genrede mosaïque dont la richesse n’a jamais été dépassée; les vases précieux,les candélabres de bronze ou de marbre, les tentures de belles étoffes, leslampes d’or ou d’argent abondaient dans ces édifices de si simple structure.Les misères du fond étaient cachées par le luxe des surfaces.

Nos» planches 19, 20, 21 et 22 mettent sous les yeux du lecteur les dessinsde plusieurs de ces basiliques des premiers temps du christianisme, qui,objets d’une juste vénération, entretenues avec sollicitude,, et restaurées àplusieurs reprises, subsistent encore, plus ou moins altérées sans doute dansquelques parties, mais conservant la plupart de leurs dispositions primitives.

Sainte-Agnès . La première de ces planches donne le plan et les deux coupesde la basilique de Sainte-Agnès hors les murs, à Rome . Cet édifice remonte àConstantin , qui le fit élever, vers 524, à la prière de sa fille Constance, dans l’en-droit où fut trouvé plus tard le corps de la sainte. On voit que sa dispositionrentre tout à fait dans celle des basiliques antiques à deux rangs de gale-ries ; mais les colonnes sont réunies par des arcades au lieu de l’être par desentablements, et elles sont dissemblables dans chaque rang, tant par la naturedu marbre dont elles sont formées, que par les détails de leur ornementa-tion. Quelques-unes seulement sont cannelées, et les chapiteaux présententplusieurs variétés de l’ordre corinthien. L’autel est placé sous un ciborium quesupportent quatre colonnes antiques du plus beau porphyre. La tribune est dé-corée d’une belle mosaïque qu’on fait remonter au commencement du virsiècle.

L’entrée principale de l’édifice était précédée autrefois par un atrium donton trouve encore quelques traces. Du côté opposé, le terrain, plus élevé,est au niveau de la galerie du premier étage, de sorte que les femmes pou-vaient se rendre dans leur tribune (le gynéconitis) sans entrer dans la basi-lique. Cette disposition, qui était favorable à la séparation absolue des sexes,paraît avoir été recherchée; on en trouve un autre exemple dans l’anciennebasilique de Saint-Laurent hors les murs.

Saint-Clément. La basilique de Saint-Clément (pl. 22), dont il a déjà étéquestion, est également attribuée à Constantin , mais cette opinion n’est fondéesur aucune autorité bien concluante. Ce qui est certain, c’est que cet édificeexistait au commencement du v 8 siècle, car le pape saint Zozime y réunit,