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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

l’un et l’autre édifice, on trouve les doubles bas-côtés, le même nombrede colonnes sur la longueur, et, à peu près, mêmes dimensions. Il n’y a pasà s’étonner d’ailleurs du choix du modèle ; car on l’avait sous les yeux, etil eût été impossible de s’adresser mieux. Mais l’imitation n’a pas dépassé .leplan ; la décadence de l’art était trop complète sous Honorius pour qu’on pûtreproduire le style de l’illustre architecte, et l’on n’avait plus les ressourcesnécessaires pour bâtir avec autant de solidité et de luxe dans les matériaux.Les colonnes sont réunies par des arcades, celles du second rang sont moinsélevées que celles de la nef, les bas-côtés sont simplement couverts enappentis,^et le second rang de galeries est remplacé par un mur plein, ausommet duquel sont ouvertes des fenêtres. Ce mur avait été vraisemblablementdécoré de peintures cfes l’origine, car il ne pouvait rester nu sur une aussigrande hauteur sans produire un fort mauvais effet; mais celles que rappellenotre vue perspective étaient plus récentes, et ne paraissaient pas remonter audelà du xi e siècle. Elles représentaient des rinceaux de feuillages dans lestympans des arcades, une suite de portraits de papes, et des scènes de l’An-cien et du Nouveau Testament , étagées sur deux rangs et séparées par despilastres peints.

Le grand arc qui donne entrée dans la croisée portait le nom d’arctriomphal, dans les basiliques chrétiennes; à Saint-Paul, il était souventdésigné sous celui d’arc de Placidia, en souvenir de la fille de Théodose quil’avait fait couvrir d’une belle mosaïque, sous le pontificat de saint Léon leGrand (440). Cette mosaïque, qui subsistait encore en 1825, représentait, àsa partie supérieure , le Christ accompagné des figures symboliques desquatre évangélistes, au-dessous étaient placés les vingt-quatre vieillards del’Apocalypse, et, à sa partie inférieure, les apôtres saint Pierre et saintPaul. La mosaïque de l’abside est plus moderne, elle date du xnf siècle,et elle n’a pas été tellement endommagée par l’incendie qu’on n’ait pu la res-taurer.

La basilique était précédée d’un vaste atrium de forme carrée, dont les. portiques étaient soutenus par quarante colonnes que réunissait un entable-ment. Sa façade s’élevait à une assez grande hauteur au-dessus du portique yattenant, était percée de deux rangs de fenêtres, au nombre de trois par étage,et était couverte d’une riche mosaïque.

Une autre basilique, présentant mêmes dispositions générales et à peu