236
TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
l’est. Deux étages de galeries latérales régnent dans toute la longueur del’édifice. Chacun des hémicycles est percé de trois grandes arcades; danscelui de l’ouest, l’arcade centrale marque l’entrée principale, 5, et dans celuide l’est, l’arcade correspondante précède la tribune demi-circulaire, 6, de labasilique; dans l’un et l’autre, les arcades latérales ouvrent, sur la nef, desniches qui sont ouvertes elles-mêmes sur les bas-côtés, chacune par troisentre-colonnements au rez-de-chaussée et par cinq à hauteur de la galeriesupérieure. Les galeries latérales sont mises en outre en communication avecla grande nef, sur les côtés du carré central parallèles à l’axe longitudinal,chacune par cinq entre-colonnements au rez-de-chaussée et par sept au pre-mier étage. Les piliers qui supportent le dôme central divisent chacune deces galeries en trois parties sur sa longueur. La forme extérieure de l’édificeest rectangulaire, sauf la saillie polygonale de la tribune, et elle est à peuprès carrée, abstraction faite des vestibules.
La galerie supérieure (pl. 23, fig. 2), qui était réservée aux femmes et portaitle nom de gynécée, s’étend au-dessus des deux bas-côtés et de l’esonarthex.
D’importantes dépendances étaient annexées à la basilique. Sur le côté sud,près de l’entrée, était le baptistère (7, fig. \ ), qu’une petite cour séparait del’édifice principal. Cet appendice avait une entrée spéciale, et était précédéd’un vestibule. Il subsiste encore; il est rectangulaire au dehors, octogonalau dedans, et il est recouvert par une coupole sphérique sur pendentifs. Al’extrémité orientale du bas-côté du sud est pratiquée une entrée qui estprécédée d’un vestibule, 8, et d’un porche richement décoré. On supposequ’elle était réservée à l’empereur. Une porte semblable est ouverte surla même face de l’édifice, de l’autre côté de l’abside, dans l’axe des bas-côtés du nord. Elle donne accès dans une construction d’une certaine éten-due, 9, qui servait de sacristie, dans laquelle l’empereur se retirait avant ouaprès les offices, et où les diacres venaient saluer le pontife avant la célé-bration des saints mystères. Suivant celle de ces diverses destinations qu’ilsont en vue, les historiens qui ont parlé de Sainte-Sophie désignent cettepartie de l’édifice par les noms de diaconicum , metatorium ou salutatonum.Des ruines considérables, amoncelées au chevet de l’église, ont fait supposerà M. Salzenberg que des constructions basses réunissaient autrefois l’entréedes empereurs à la sacristie. Enfin, on voit encore aujourd’hui, près del’extrémité N.-E. de la basilique, mais complètement détaché, un petit édifice