ÉGLISES.
237
circulaire, voûté, dans lequel le même auteur croit retrouver le scevophy-tacium, salle destinée à renfermer les lits funéraires, dont quelques-unsétaient d’une grande richesse, et dont d’autres étaient plus précieux encorepar les souvenirs qu’ils rappelaient.
Tous ces appendices, sauf le dernier, ont été marqués sur le plan du rez-de-chaussée par une teinte très-pâle, afin de faire ressortir nettement lesformes les plus essentielles du monument.
Les dimensions de Sainte-Sophie sont considérables; nous en citeronsquelques-unes. La largeur de la grande nef est de 55 m ,25, et sa longueur dansœuvre, la tribune comprise, est de 84 m ,30; la largeur totale, également dansœuvre, est de 70 m ,50; la coupole centrale a 32 m ,60 de diamètre intérieurà son pied, et sa naissance est établie à \\ m ,l 0 au-dessus du sol de l’église ;la hauteur, depuis le sol jusqu’au sommet de la coupole, est de 56 m ,l5;l’esonarthex a 8 m ,30 de largeur sur 62 m ,40 de longueur; enfin la surface cou-verte s’élève à près de 7000 mètres carrés, abstraction faite des appendices etdes portiques de l’atrium.
L’édifice est voûté dans toutes ses parties, et l’inspection du plan fait recon-naître immédiatement quelles sont les dispositions adoptées pour résister àl’action des voûtes.
Le dôme central est la voûte principale ; il est supporté par quatre piliersénergiques. Dans l’intervalle de ces points d’appui, sa poussée est main-tenue, suivant l’axe longitudinal de la nef, par les deux voûtes sphériques deshémicycles, qui reposent elles-mêmes chacune sur quatre forts piliers.Dans la direction de l’axe transversal, on n’avait pas la même ressource, etl’on s’est opposé à la poussée, d’abord en augmentant la largeur des piliersangulaires de manière à réduire celle du vide, puis en unissant ces piliersdeux à deux par une vigoureuse voûte en berceau qui est en saillie très-prononcée au dehors. Mais cette dernière disposition ne paraît pas avoir eutoute l’efficacité sur laquelle comptaient les auteurs du monument; car on a dû,à une époque postérieure, consolider la construction au moyen d’arcs-bou-tants s’appuyant sur les piliers et dans une direction oblique sur la leur,afin de diminuer autant que possible l’étendue de la portion de voûte dontl’action horizontale n’était pas suffisamment maintenue. On voit ces arcs-bou- -tants sur la coupe transversale (pl. 24) et sur les deux élévations (pl. 26 et 27).
Les arcs qui unissent les piliers angulaires dans une direction normale à