ÉGLISES.
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des angles du carré, et deux piliers de moindre section pour chacun deshémicycles. Sans doute la solidité n’a pas toujours paru suffisante, et degraves désordres se sont même produits. Ainsi que nous l’avons dit plus haut,une partie de la grande coupole s’est écroulée, que Justinien vivait encore,et c’est probablement à la suite de ce désastre que les énormes contre-fortsdes faces latérales, dont l’effet est peu satisfaisant sous le rapport de laforme, ont été élevés à la hauteur qu’ils ont aujourd’hui ; plus tard on aura dûconstruire les arcs-boutants qui s’appuient obliquement sur eux; les ouverturespratiquées dans les piliers, pour mettre en communication les trois divi-sions principales de chacun des bas côtés, paraissent avoir été rétrécies aprèscoup, par mesure de prudence; les murs percés de fenêtres, qui fermentles grands arcs latéraux au-dessus des arcatures des bas côtés, ont éprouvéà diverses reprises des mouvements de nature à inspirer des inquiétudessérieuses, et on les a consolidés en diminuant la largeur des ouvertures (4);suivant toute apparence, c’est à la poussée de l’hémicycle de l’ouest, laquellen’est pas aussi bien maintenue que celle de l’hémicycle opposé, qu’il fautattribuer les désordres qui ont exigé la construction des quatre piles avecarcs-boutants, de la façade sur l’atrium, dont il a déjà été question; dansle cours du xvi e siècle, de grossiers contre-forts ont été ajoutés en divers pointspour prévenir une ruine qui paraissait imminente; enfin d’importants tra-vaux de restauration étaient encore devenus indispensables dans ces dernièresannées. Mais il n’y a rien là qui infirme le mérite des dispositions adoptées;car il faut remarquer que l’exécution a dû être très-rapide, pour répondre àl’impatience de Justinien ; que les matériaux employés (les briques pour lamajeure partie de la construction) n’offraient pas une grande résistance,n’avaient pas une pesanteur suffisante pour contre-buter efficacement desactions latérales, et se prêtaient aux tassements, à raison de la multiplicitéde leurs joints; que les tremblements de terre ne sont pas rares à Constan-tinople ; enfin que ce monument a traversé de longs siècles de barbarie, etn’a pu être entretenu, ni avec sollicitude, ni avec intelligence sous la domi-nation des Turcs, abstraction faite des derniers travaux dont il a été l’objet.Malgré tant de motifs de ruine, il est encore debout, sans avoir été grave-
(1) Nos dessins ne tiennent pas compte de cette altération; ils représentent les fenêtres dans leurétat primitif.