ÉGLISES.
251
hémicycles. 1/ancienne voûte de la grande nef n’existe plus; elle a été rem-placée, au xiy 6 siècle, par une série de voûtes d’arête en ogive. Il est à noterque les galeries latérales se prolongent dans les deux branches du transseptet dans le chœur, dont elles contournent les hémicycles. Cette dispositionprésente une richesse de forme et une habileté de distribution extrêmementremarquables.
Les poussées des voûtes des hémicycles sont contenues par de vigou-reux contre-forts que supportent les arcs doubleaux des bas côtés. Cescontre-forts, qui rappellent ceux de la basilique de Constantin, à Rome (pl. \ 3), sont percés chacun par une arcade, dont le sommet dépasse unpeu le toit des bas côtés, et l’on peut y voir le point de départ des arcs-boutants qui ont joué un si grand rôle dans toute l’architecture du moyenâge.
Sous une partie de l’édifice existe une crypte, d’une assez grande étendue,couverte par une série de voûtes d’arête reposant sur des colonnes.
La décoration est très-simple, très-pauvre même, et n’est pas exempte dequelque grossièreté. Les chapiteaux des colonnes, tant dans la crypte qu’àl’intérieur et au dehors de l’église, sont de forme cubique, et sont dépourvusde toute ornementation. Les piliers qui séparent la nef des bas côtés sontrectangulaires, et sont simplement couronnés par une imposte, qui rappellecelle de quelques constructions romaines. Il ne paraît pas que les voûtes aientété décorées de peintures.
La disposition et la décoration extérieure du chevet de cette église sont fortintéressantes. Outre l’ampleur et la variété de la forme, on y trouve deséléments décoratifs qui ont été fréquemment reproduits, et que ne présenteaucune construction antérieure. Des pilastres sont établis dans la hauteurdes bas côtés, leurs proportions sont élancées, et ils supportent directementune corniche à modifions; au-dessus, contre le mur qui repose sur lescolonnes des hémicycles, est un couronnement formé par une série de demi-circonférences de cercle (arcatures sans colonnes) que séparent, de trois entrois, de larges pilastres sans chapiteaux ; ces pilastres, de même saillie quel’arcature, se raccordent avec elle, et les arcs-boutants dont il a été questiontout à l’heure s’appuient contre eux. Ces formes n’existent aujourd’hui que surles blanches du transsept; l’abside, plus riche et plus élevée, est couronnée àson sommet par une petite galerie dont le plafond est soutenu par une