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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

arcature reposant sur des colonnes; mais elle ne remonte pas à la con-struction primitive, ainsi qu’on l’a déjà dit.

Ces arcatures sont-elles d’origine byzantine? ne doivent-elles pas êtreattribuées plutôt à l’architecture lombarde? Il paraît difficile de résoudre cesquestions, dans l’état actuel de nos connaissances archéologiques. Ce qu’ily a de certain c’est qu’on n’en trouve ni à Sainte-Sophie , ni à Saint-Vital,et qu’elles abondent dans les couronnements des églises lombardes. Maisà quelle époque appartiennent ces couronnements d’édifices, qui ont étérestaurés à diverses reprises? on l’ignore.

Sainte-Marie du Capitole a exercé une très-grande influence sur l’archi-tecture des provinces Rhénanes. La forme de croix latine, les trois absides,la coupole centrale, le chevet richement décoré se retrouvent dans un grandnombre d’églises de cette contrée, construites postérieurement, parmi les-quelles nous citerons celles de Saint-Martin et des Saints-Apôtres dans lamême ville, de Saint-Quirin à Neuss, et la cathédrale de Bonn . Mais dansces dernières la décoration s’est départie de son excessive simplicité; si l’ony trouve encore le chapiteau cubique réduit à sa forme élémentaire, on envoit d’autres, et plus nombreux, qui se parent de toute l’élégance des sculp-tures byzantines des xi e et xii c siècles.

Sainte-Marie du Capitole est donc un édifice très-important pour l’histoirede l’art, et il nous a paru qu’il convenait de compléter par un dessin ladescription qui précède, afin de donner au lecteur une idée suffisammentprécise de ce monument.

La figure 1 de la planche 50 représente le plan, sur lequel on a marqué, enteinte plus pâle que le reste, les arcades d’un cloître qui s’appuie contre lafaçade occidentale (1) et date du x e siècle, et deux petites galeries qui pré-

(I) Le lecteur doit être prévenu que toutes les fois qu’une façade d’église sera désignée par son expo-sition astronomique, il sera sous-entendu que l’édifice est orienté conformément à la règle qui a étéobservée pendant toute la durée du moyen âge, c’est-à-dire que la grande nef est dirigée de l’ouest àl’est, l’entrée principale étant ouverte à l’ouest, et le chœur étant placé à l’est. La plupart des basiliquesdes premiers temps du christianisme ont une orientation diamétralement opposée ; mais, à cette époque,l’officiant était placé derrière l’autel, et était tourné par conséquent vers le peuple et vers l’orient. Lasolution adoptée plus tard paraît plus conforme aux considérations qui régissent la matière, puisqu’ellemet tout le monde, clergé et fidèles, dans la direction jugée la meilleure. On trouve, du reste, ungrand nombre d’églises, soit antérieures soit postérieures au moyen âge, qui ne sont orientées suivantaucun de ces deux systèmes.