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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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action sur ce qu’il y a de fondamental, c’est-à-dire sur les dispositions générales.Les plans et les formes essentielles appartiennent aux traditions latines, tandisque les chapiteaux et les autres ornements sont exclusivement byzantins (4).

Les deux systèmes de construction qui s’étaient offerts aux chrétiens, lorsde l’établissement du culte public, se retrouvaient donc encore une fois enprésence, et la question se posait de nouveau entre les voûtes et les char-pentes. Il faut dire toutefois qu’elle n’était pas réduite à ces termes, car lemodèle envoyé de Constantinople était établi sur un plan qui différait essen-tiellement de celui des basiliques, et n’était pas à beaucoup près aussi con-venable. Peut-être les voûtes byzantines eussent-elles obtenu plus de succès,si l’édifice de Ravenne les eût montrées appliquées à la couverture de nefsoblongues, comme à Sainte-Sophie , ou à un plan en forme de croix, commecelui dé l’église des Saints-Apôtres, à Constantinople (2) ; mais elles ne pou-vaient faire autorité, alors qu’elles paraissaient exiger une forme que repousrsaient également de respectables traditions et les exigences du culte établi.L’esprit éminemment rationnel de l’Occident ne pouvait adopter des dis-positions qui ne lui semblaient pas suffisamment motivées, et mieux valait,pour lui, renoncer au caractère monumental que l’obtenir aux dépens deconvenances impérieuses.

Mais un grand événement se préparait qui devait exercer une action con-sidérable sur l’architecture de l’Occident . Les Lombards, obéissant à l’appel-de Narsès, avaient à leur tour envahi le sol de l’Italie , ce point de mirede tous les peuples pour lesquels avait sonné l’heure de la rénovation.Ils surent s’y établir, et y développer rapidement leur puissance. Au sortirde la barbarie, ce peuple remarquable se place presque d’emblée à la têtede la civilisation occidentale, fonde un gouvernement régulier, embrasse lareligion des vaincus, encourage leur commerce, leur apporte une prospe-

ct) Les chapitaux de la première de ces églises proviennent évidemment de Constantiffople; ceux dela seconde paraissent avoir été exécutés sur place, à en juger par leur grossièreté. On se figurait sansdoute que des artistes capables s’étaient formés à l’étude des sculptures de Saint-Vital et de Saint-Apolli-naire in Classe . C’était une grande erreur; mais il n’est pas étonnant qu’elle ait été commise, tantétait complète la décadence de l’art en Italie .

(2) Cette église n’existe plus, et elle ne nous est connue que par une description*^ Procope . Elleavait été construite, sous Justinien, par les architectes de Sainte-Sophie . Un dôme s’élevait au-dessus del’intersection des branches de la croix