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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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rité depuis longtemps inconnue, publie des codes dont on a dm ire encore lasagesse, et donne un nouvel essor aux arts de la paix.

De même que tous les peuples en voie de se constituer, il tient la forceen trop grand honneur pour ne pas être frappé du défaut que présententles basiliques. Il ne peut accorder son admiration à de frêles édifices,et trouver le caractère religieux où la puissance fait défaut. Les monu-ments voûtés des Romains, dont il a de nombreux exemples sous les yeux,peut-être aussi quelques constructions byzantines, lui sont d’un précieuxenseignement, et il a l’idée d’appliquer la voûte à la disposition généraledont on ne voulait pas s’écarter. C’était réunir les avantages de l’un etl’autre des deux systèmes.

Il existe encore en Italie un témoignage bien remarquable de cette nouvellearchitecture : c’est l’église de Saint-Michel, à Pavie.

Saint-Michel de Pavie. L’importance de cet édifice, au point de vue del’histoire de l’art, nous a engagé à lui consacrer les trois planches portantles numéros 54, 55 et 56. Elles le représentent dans son état actuel.

La première en donne le plan et la coupe transversale (4), la secondecontient la coupe longitudinale, la troisième est consacrée à l’élévation prin-cipale et à celle de la branche sud du transsept.

Il n’est malheureusement pas venu jusqu’à nous dans son état primitif :il a éprouvé deux reconstructions partielles, et il a été altéré par de nombreusesrestaurations. Mais ce qu’on peut faire remonter en toute assurance à laconstruction première, qui date de la fin du vi e siècle ou tout au moinsdu commencement du siècle suivant, suffit pour établir que les dispositionsgénérales ne différaient pas essentiellement de celles qui subsistent aujour-d’hui. C’était un édifice en forme de basilique en croix latine, avec deuxrangs degaleries. Ces galeries étaient supportées, non par des colonnes isolées,mais par des piliers plus massifs, et elles étaient couvertes par des voûtes d’arête,ainsf que la grande nef. Les voûtes de cette nef, qui sont établies actuel-

len^ént sur plan bakong, l’étaient autrefois sur plan carré; il n’y avait pas

quatre voûtes d’arête, il n’y en avait que deux, qui venaient s’appuyer

(1) Cette‘.coupe est prise suivant la ligne ABCD du plan. Elle fait connaître ainsi, d’un côté, la dis-

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position des gai s; de l’autre, celle du dôme central et d’une des branches du transsept.