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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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On est sorti complètement des proportions de l’antiquité romaine , auxquelleson n’avait pas encore osé toucher.

Or ces deux choses : les pieds-droits cantonnés de colonnes, et les colonnesallongées et montant de fond sont fondamentales dans l’histoire de l’art. Ellesconstituent l’élément le plus caractéristique, la base la plus essentielle de toutel’architecture du moyen âge; elles sont de bien plus grande importance quel’ogive. Ce sont elles qui ont permis les voûtes, les proportions élancées etla prédominance des lignes verticales, qui ont assuré, en un mot, un artspécial au christianisme de l’Occident . Leur invention est un titre de gloirequ’on a vainement voulu contester à la Lombardie (1).

Nous ne pousserons pas plus loin cet examen des constructions religieusesélevées en dehors de notre pays, pendant les dix premiers siècles du chris-tianisme. Il paraît suffisant pour faire connaître les éléments que la France a pu emprunter lorsqu’elle est entrée dans la carrière où elle devait bientôtoccuper le premier rang, et devenir initiatrice à son tour.

ÉGLISES DE FRANCE ANTÉRIEURES AU XI e SIÈCLE.

Sauf quelques rares exceptions, toutes les églises construites dans l’an-cienne Gaule, jusqu’au règne de Charlemagne , étaient des basiliques dispo-sées de la même manière que celles de Rome. Les descriptions des histo-riens, la rapidité avec laquelle s’élevaient ces édifices, la fréquence desincendies, toutes ces choses en portent également témoignage. Les nom-breuses constructions élevées par les Romains ou par les riches Gaulois devaient fournir des colonnes à la plupart d’entre elles, et, quand lescolonnes faisaient défaut, on avait recours à des piliers rectangulaires, ainsiqu’on en trouve des exemples dans les restes, encore subsistants, de labasse œuvre de Beauvais et de Saint-Martin d’Angers , édifices qui appar-tiennent d’ailleurs à une époque moins reculée que celle dont il s’agit.Mais l’esprit de conservation qui, en Italie , s’était porté sur les monuments,ne paraît s’être attaché chez nous qu’aux emplacements consacrés. Au lieude maintenir respectueusement les anciens édifices, de les restaurer quand

(1) Voyez à ce sujet la note A placée à la fin de ce volume.

il.

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