ÉGLISES.
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arcades du monument. Il est bien évident qu’on y a eu recours parcequ’elle offrait plus de garanties de stabilité, et ne réclamait pas une exé-cution aussi parfaite que le plein cintre. On avait perdu l’habitude desvastes constructions, la science faisait défaut, les bonnes traditions s’étaienteffacées, et l’on devait être effrayé à l’idée de faire supporter des dômespar des voûtes qui sortaient des dimensions en usage, et étaient sans douteregardées comme très-hardies (15 mètres d’ouverture environ). Du reste,l’événement a prouvé que cette crainte était fondée, car il a fallu ren-forcer après coup les piliers, pourtant bien massifs, qui supportent lescoupoles, tant la construction proprement dite avait été mal exécutée;de sorte qu’aujourd’hui la naissance des voûtes est établie en retraite très-prononcée sur les parements des points d’appui, d’oû résulte un effet peusatisfaisant.
Les cinq coupoles sont de mêmes dimensions; on ne trouve à Saint-Frontni les colonnes adossées, ni celles qui, à Saint-Marc, ont été ajoutées aprèscoup pour réunir les piliers des grandes voûtes; de petites absides s’ou-vrent sur les parois orientales du transsept; enfin, on chercherait en vain,dans la cathédrale du Périgord , quelque souvenir des sculptures, des richesrevêtements de marbre ou des splendides mosaïques de son modèle. Elle estpauvre et nue, et l’inhabileté de ses constructeurs se trahit, en plus d’unendroit, sous le badigeon qui couvre ses surfaces. Et malgré cela, elle estd’un grand caractère, tant il y a de puissance dans une disposition simpleet largement conçue (I).
Après Saint-Front, les églises à coupoles se sont multipliées dans le centrede la France , soit que cette église ait été le point de départ d’une nouvelleécole, soit que les relations avec Venise , qui étaient fréquentes alors, aientfamiliarisé avec la disposition dont il s’agit; mais il est à remarquer qu’onne trouve plus de reproduction de Saint-Marc, ce qui tendrait à faireaccorder plus de créance à la première de ces hypothèses qu’à la seconde.La coupole sur pendentifs, supportée par des points d’appui rectangulaires,est le seul élément caractéristique et permanent de ces constructions; lacroix grecque est à peu près abandonnée, et la forme des plans varie beaucoup.
(1) Consultez sur ce monument et sur plusieurs autres appartenant ù, la même école, l’ouvrage fort inté-ressant de M. de Veineilh sur l’architecture byzantine en France .
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