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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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contre des pieds-droits rectangulaires, et il en est de très-élancées. Les nefssont très-hautes par rapport à leur largeur, laquelle est du reste fort restreinte.Les bas côtés ne s’arrêtent pas à l’extrémité de la nef; ils se prolongentau delà du transsept, autour de l’abside principale, de manière à faciliterla circulation, et à desservir de petites absides rayonnantes. Cette disposi-tion, fort ingénieuse et fort convenable, dont on a su tirer immédiatementun excellent parti, s’est développée ultérieurement au point de devenir d’uneimportance capitale. C’est à elle qu’on doit les formes accidentées et caracté-ristiques des chevets de nos églises.

Un des caractères distinctifs de l’architecture de l’Auvergne sont les com-partiments en mosaïques formées par la juxtaposition, suivant des dessinssimples et réguliers, des pierres diversement colorées que fournit la contrée.Ces mosaïques constituent un heureux système de décoration extérieure; ellesmeublent les surfaces lisses, introduisent de la variété dans les façades,et donnent, à peu de frais, de la richesse et de la distinction.

Les dispositions générales qui viennent d’être passées en revue, remontent-elles à une même origine, dans ce qu’elles ont de plus fondamental, c’est-à-dire dans les nefs voûtées et surtout dans les colonnes allongées? S’il estdifficile de l’affirmer, il l’est plus encore de le nier. Les mêmes conditionsont pu certainement conduire au même résultat, et le besoin de voûter leséglises, afin d’éviter le retour des incendies qui en avaient détruit un si grandnombre, s’était manifesté partout à la fois dès le commencement du xi e siècle.Mais il n’impliquait pas l’allongement des colonnes, car la voûte pouvaitreposer, soit sur les murs d’enceinte, soit, si l’on voulait absolument con-server le plan de la basilique, sur des points d’appui rectangulaires ou mêmesur des colonnes isolées établies d’après les proportions consacrées; et l’ontrouve effectivement, dans le centre et dans le midi de la France , plusieurséglises de l’époque, telles que celle de Saint-Savin en Poitou , qui sont dispo-sées suivant ce dernier système. Or cette altération prononcée dans les pro-portions des colonnes n’était commandée par aucune exigence matérielle; sielle n’a rien que de très-légitime, quand elle se contient en de justes limites,et c’est ce qu’elle a fait au début, elle n’a pourtant de valeur réelle quedans l’ordre moral. Elle est affaire de goût, c’est une pensée artistique quil’a produite, et l’on est plutôt disposé à croire à la transmission de la formequ’au renouvellement de l’idée, surtout lorsqu’on se rappelle que la Lom-