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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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de la nef. On reconnaît immédiatement l’architecture de l’Ile-de-France .On ne tarde pas cependant à s’apercevoir que la forme des voûtes n’estpas tout à fait la même. La génératrice des berceaux qui se croisent n’estpas une ligne droite; c’est un arc de cercle, et la clef centrale est élevée àune grande hauteur au-dessus de celle des arcs de tête ou formerets. Il ya là une réminiscence évidente de la coupole byzantine, de cette coupolequi, d’abord nettement séparée de ses pendentifs, comme à Sainte-Sophie , àSaint-Marc, à Périgueux et à Angoulême , se confond ensuite avec eux, commedans le transsept de l’église de Fontevrault en Anjou, puis finit par admettreles nervures du Nord, et passe ainsi par une suite de transitions pour arriverà la forme qu’on trouve à Angers, à Poitiers, et aussi sur les bords du Rhin ,où les traditions byzantines ont longtemps conservé leur empire. Cette dispo-sition a pour effet de reporter sur les murs d’enceinte une partie de la pousséedes voûtes, au lieu de la concentrer sur quelques points. Aussi voit-on que,dans ces édifices, les murs sont plus épais et les contre-forts moins saillantsqu’à Amiens .

Les proportions générales de la cathédrale d’Angers appartiennent plutôtà l’architecture du Midi qu’à celle du Nord. Les principales colonnes sontmoins élancées, et le vaisseau est moins élevé que dans la plupart des belleséglises du style ogival. La hauteur de la nef n’atteint pas au double de lalargeur, tandis que plusieurs de ces églises la portent jusqu’au triple.

L’ornementation de cet édifice est très-remarquable, ainsi qu’on peut enjuger d’après les détails de la planche 41. La figure 3 représente la base etle chapiteau d’une des colonnes principales de la grande nef; la figure 4,le chapiteau d’une des grandes colonnes de la croisée; la figure 3, celui.d’une des colonnes du transsept; la figure 6, les ornements d’une des colonnesde l’arcature inférieure du chœur ; la figure 7, ceux des colonnes qui reçoiventles retombées des nervures de la voûte absidale. Les figures 8, 9 et 10 rendentcompte de la jolie corniche, à modifions fins et variés, qui couronne l’arca-ture du chœur.

La cathédrale d’Angers produit beaucoup d’effet, Dès qu’on pénètre dansl’intérieur, on se sent en présence d’une grande chose, conçue avec ampleur,simplement et rationnellement ordonnée dans toutes ses parties, et donnantpleine satisfaction aux légitimes exigences du culte et de l'art. Le caractèremonumental y est beaucoup plus prononcé que dans les autres édifices de