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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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non-seulement aucune partie de l’édifice n’était terminée, mais on était indécissur ce qu’il y avait à faire. Les mécomptes du passé inspiraient de sérieusesinquiétudes pour l’avenir.

On s’adressa enfin à Michel-Ange : il repoussa d’abord le fardeau qu’onvoulait lui imposer, et toute l’autorité du pape fut' nécessaire pour ledécider. A cette époque, il avait soixante-douze ans; mais, dans cette vigou-reuse organisation, le temps n’avait eu prise ni sur le génie, ni sur le noblecaractère, ni sur la force de volonté. Un pouvoir illimité lui était ac-cordé sur les hommes et sur les choses, et il sut en user largement, endépit des passions qui s’agitaient autour de lui, et des intrigues sans cesserenaissantes de ses ennemis. Il renvoya tous les agents dont la probité étaitsuspecte, exigea de ses collaborateurs le dévouement le plus complet à l’en-treprise, et, donnant l’exemple du désintéressement, refusa les émolu-ments, considérables pour l’époque, qui étaient attribués à l’architecte. Lagrande coupole étant l’objet principal de l’édifice, il jugea qu’une longue nefaurait le grave inconvénient de la masquer, et il adopta la forme de croixgrecque qu’avaient proposée ses prédécesseurs immédiats; mais il rejeta leursautres dispositions, retrancha les détails inutiles, simplifia les formes géné-rales en leur donnant de l’ampleur, et s’attacha à constituer une puissanteunité. Les constructions élevées par Sangallo furent détruites, et les piliersde Bramante furent considérablement renforcés.

Les travaux, poussés avec grande activité dans les premières années, seralentirent ensuite, parce que les ressources faisaient défaut, malgré lesmoyens mis en avant pour s’en procurer; cependant Michel-Ange eut laconsolation, qu’il désirait ardemment, de les voir assez avancés pour être endroit de penser que ses plans seraient maintenus après lui {]). A l’époque

( 1 ) Il écrivait à Vasari, en réponse aux instances qui lui étaient faites pour le rappeler à Florence :

Sappiate per cosa certa, che io harei caro di riporre queste mie debole ossa accanto a quelle di miopadre, corne mi pregate ; ma partando di quà sarei causa di una gran ruina délia fabbrica di San Pietro, diuna gran vergogna, e di un grandissimo peccato : ma corne sia stabilita, che non possa esser mutata, sperofar quanto mi scrivete, se già non è peccato a tenere a disaggio parecchi ghiotti, che aspettano mi partapresto. (Septembre 155Z|. )

Io vorrei più presto la morte, che essere in disgrazia del Duca ; io in tutte le mie cose m’ingegno diandare in verità ; e se io ho tardato di venir costà, corne ho promesso, io ho sempre inteso con questacondizione, di non partir di quà, se prima non conduco la fabbrica di San Pietro a termine, che la non