ÉGLISES.
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perdre à l’oeuvre d’art considérée en elle-même, elle est plus avantageusepour l’église ^ abstraction faite des dispositions qui lui ont été données.
Ajoutons que Charles Maderne n’était assurément point de taille à se mesu-rer avec Michel-Ange , et que sa composition laisse à ' désirer sous plusieursrapports. Mais il avait le mérite de la résolution et de l’activité, et il terminarapidement les importants travaux dont il était chargé.
Le Bernin vint après lui, et il débuta par élever sous le dôme le magni-fique baldaquin de bronze du maître-autel, composition très-remarquablepar son ampleur, sa richesse de formes et ses heureuses proportions. Puisil voulut terminer l’oeuvre de Charles Maderne, en construisant les clochersde la façade. Malheureusement ce dernier architecte n’était pas un fort habileconstructeur; il avait voulu économiser sur les fondations, et les avait enoutre tracées sur le terrain avec si peu d’exactitude que, quand on éleva lesnouvelles constructions, dans le prolongement des anciennes, les empâtementsse trouvèrent fort inégalement répartis, exagérés en quelques points, insuffi-sants sur d’autres. Le Bernin eut le tort de ne pas s’assurer du degré de résis-tance des maçonneries qu’il s’agissait de surcharger d’un poids considérable,et l’un de ses clochers n’était pas encore terminé, que de graves désordresse manifestèrent, qu’il fallut s’arrêter, puis démolir. Sa disgrâce s’en suivit,et il y eut une autre conséquence plus regrettable encore : son remplace-ment parle Borromini , dont le mauvais goût vint s’étaler sur plusieurs partiesde la décoration intérieure. Mais bientôt le Bernin fut rappelé par un nouveaupape, par Alexandre VII ; et il fut successivement chargé de la décorationdu fond de l’abside, vaste composition qui encadre la chaire vénérée duprince des apôtres, de celle des quatre grands piliers de la coupole, de celledes extrémités du vestibule, où il plaça les statues équestres de Constantin et de Charlemagne , et enfin de la construction des magnifiques portiquesextérieurs dont nous avons déjà parlé (1).
Les sacristies, dont cette basilique était dépourvue, ont été édifiées vers lafin du siècle dernier. Elles constituent un édifice isolé, à gauche de l’église, àlaquelle il se rattache par deux galeries de communication.
La construction de Saint-Pierre de Borne, abstraction faite de ces sacristies
(1) Pages 98 et suivantes.