ÉGLISES.
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Nous ne parlons pas de la façade construite par Charles Maderne; avec seslourdes colonnes engagées, les maigres colonnes qui flanquent ses portes, sestrois rangs de fenêtres, sa pauvreté d’invention, sa sécheresse de forme, lemauvais goût de ses détails, elle est au-dessous de la critique, et il paraîtraitdifficile à l’esprit le plus bienveillant d’y trouver matière à approbation.
STYLE MODERNE.
Après quelques tentatives, dont l’église Saint-Eustache, à Paris , est la pluscomplète et la plus heureuse, d’appliquer les formes de l’architecture de laRenaissance aux dispositions et aux proportions consacrées par l’architectureogivale, la basilique de Saint-Pierre est devenue un type pour toutes les partiesde la chrétienté. Presque toutes les églises des xvn e et xvnr siècles l’ont prisepour modèle, c’est-à-dire ont admis la forme de croix latine, la nef séparéedes bas côtés par des pieds-droits rectangulaires décorés de pilastres suppor-tant un entablement, la voûte en berceau avec pénétrations pour l’introductiondu jour, le dôme central plus ou moins important, et une chapelle à chacunedes extrémités du transsept. Seulement les bas côtés ont été habituellementpoursuivis autour de l’abside, comme dans les édifices du moyen âge, et l’autela continué à être reporté au delà de la croisée, tantôt à l’entrée, tantôtau fond du choeur. Quelques-unes de ces compositions sont fort remar-quables, et telle est surtout l’église du Val-de-Grâce à Paris . Élevée, dans lecours du XVII e siècle, par les architectes François Mansard , Remercier etle Muet, elle est d’un excellent style, et produirait assurément plus d’effetque Saint-Pierre, si elle était exécutée sur d’aussi vastes proportions et décoréeavec autant de luxe. Mais la plupart de ces églises ont les défauts de leurmodèle, sans réunir ses qualités; leur architecture est lourde, froide, sanscaractère religieux; l’élégance de formes, la richesse de décoration, la gran-deur matérielle et la grandeur morale y manquent également.
De nombreuses tentatives ont été faites dans ces derniers temps pour trouverune disposition plus convenable, mais presque toutes ont été des imitationsdu passé. Revenant au point de départ, quelques architectes ont reproduitdes basiliques avec plafonds ou charpentes apparentes; d’autres se sont scrupu-leusement attachés à faire revivre les édifices du xn e siècle; plusieurs enfin ontétudié l’architecture ogivale avec une remarquable sollicitude, et l’ont cru