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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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éclairée celle qui renverrait aux constructions d’ordre civil l’architecturegrande et durable, et ne voudrait, pour les temples, qu’une architecturecomparativement mesquine, dont l'expérience a prouvé l’instabilité?

L’histoire de l’art nous donne l’exemple de pareille aberration. A Rome ,alors que les thermes, les théâtres, les basiliques, les palais, se paraient deformes nouvelles, d’arcades et de voûtes hardies, le polythéisme expirantse cramponnait au passé, et n’admettait dans ses temples que les colonnesavec plates-bandes. Mais la société qu’il se montrait inhabile à diriger, qu’ilne pouvait môme suivre dans sa marche progressive, ne tarda pas à l’aban-donner, et la nouvelle religion s’empara immédiatement des formes qu’ilavait dédaignées. Nous n’avons rien de semblable à redouter sans doute;car il a été dit de cette dernière que les portes de l’enfer ne prévaudrontpoint contre elle, et l’on voit en effet qu’elle ne refuse, ni ses approba-tions à nos découvertes scientifiques, ni ses bénédictions à nos grandesconquêtes industrielles. Les tendances rétrogrades qui se dessinent aujour-d’hui sont donc sans portée. Elles n’accusent qu’une absence passagère devirtualité. Il est aisé de comprendre que les hommes religieux se rejettentsur l’architecture du moyen âge, quand notre bourgeoisie semble épousercelle de Louis XV . On peut affirmer que le catholicisme ne s’engagera pasdans la triste voie où d’imprudents amis essayent de le pousser. Et quantaux architectes qui ont voué une admiration légitime à nos grands artistesdu xm e siècle, qu’ils s’inspirent de l’indépendance de ces hommes, au lieude reproduire servilement des formes qui n’ont plus leur raison d’être.Qu’ils apprennent d’eux à se préoccuper, non de ce qui a été, mais dece qui doit être, à tirer parti de toutes les ressources que leur présententl’art, la science et l’industrie de l’époque, et surtout à se bien pénétrerdes sentiments contemporains, afin d’en devenir les fidèles interprètes.

Soyons pleins de vénération pour les édifices religieux que nous a léguésle moyen âge; défendons-les avec une pieuse sollicitude contre les injuresdu temps; ne reculons pas devant les sacrifices que nous impose leur con-servation. Ce sont de précieux souvenirs de nos pères, des monuments his-toriques du plus haut intérêt, des titres de gloire pour le culte qui les ainspires et pour l’époque qui les a exécutés. Mais ne songeons pas à lescopier; comprenons la mission qui nous est dévolue, et sachons la remplir.

On trouve toutefois dans ces édifices plusieurs des traits du caractère que