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Deuxième partie.
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Anes DE TRIOMPHE.

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tours cylindriques, entre lesquelles elles étaient comprises, et elles étaientsurmontées d’une galerie qui mettait les deux tours en communication. Tantôtce passage était hermétiquement fermé au dehors, comme on le voit à laporte de Nîmes , tantôt il était ouvert de ce côté par une ou plusieurs arcadesformant des espèces de créneaux, ainsi qu’on en trouve-des exemples dansles portes antiques de Pérouse, de Rimini et d’Autun . Dans ces deux der-nières, les arcades sont nombreuses, élancées, et décorées de pilastresd’ordre corinthien.

Il est aisé de juger comment devait s’établir l’ornementation provisoire deces monuments. On voit où pouvaient se placer les objets décoratifs, etTon reconnaît que la galerie supérieure devait être couverte par Finscriptionhonorifique, les trophées et les représentations symboliques.

Plus tard des constructions spéciales, mieux appropriées à leur destina-tion, s’élevèrent sur le passage du cortège triomphal, dans des carrefoursou à la tête d’un pont. Elles rappelaient sans doute les dispositions primitives;mais elles devaient s’en éloigner en quelques points. Elles n’admettaientqu’une seule grande arcade, accompagnée ou non d’arcades plus petites, etelles devaient faire une plus large part à une décoration caractéristique.Exécutées en charpente, elles ne survivaient guère à la solennité qui les avaitfait établir. Mais bientôt on voulut éterniser les souvenirs de triomphes, etla pierre, le marbre et le bronze se chargèrent de reproduire en style monu-mental , et de faire passer à la postérité, les formes consacrées par ces con-structions éphémères.

Il nous reste un assez grand nombre d’arcs de triomphe élevés par lesRomains. Les plus remarquables sont les arcs à une seule arcade de Titus à Rome, de Trajan à Bénévent et à Ancône, d’Auguste à Rimini et à Pola,de Saint-Remi en France, et les arcs à trois arcades de Septime Sévère etde Constantin à Rome , et de Marius à Orange.

Dans tous ces monuments, les pieds-droits sont décorés de colonnes enga-gées ou en saillie, qui reposent sur un piédestal comparativement fort élevé ;l’entablement ressaute sur les colonnes, quand elles sont entièrement déga-gées, et il supporte alors, au-dessus de chacune d’elles, des statues ou desfigures emblématiques, qui terminent heureusement et semblent motiver cetteriche et vigoureuse ornementation. Un attique destiné à recevoir l’inscriptioncommémorative s’élève au-dessus de l’entablement. La statue en bronze du

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