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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
CHAPITRE DEUXIÈME.
MONUMENTS HONORIFIQUES.
I. ARCS DE TRIOMPHE, COEONNES ET STATUES.
Les arcs de triomphe sont d’institution romaine. Dans les premiers tempsde la République j la porte de ville sous laquelle passait le triomphateurétait décorée de guirlandes, d’emblèmes de victoire, et de trophées d’armesenlevées à l’ennemi. Ces portes étaient des monuments d’assez grande impor-tance, solidement construits, et traités avec un certain luxe. Elles n’avaientquelquefois qu’une seule arcade, comme on en trouve des exemples à Vol-terra, à Pérouse et à Nîmes . Lorsque l’activité de la circulation paraissaitl’exiger, elles offraient deux ouvertures de mêmes dimensions ; l’une pour l’en-trée, l’autre pour la sortie. Dans quelques-unes, des passages de moindrelargeur, rejetés sur les côtés, étaient réservés pour les piétons. Les figures \et 2 de la planche 49 donnent un exemple de la première forme ; ellesreprésentent l’une des portes antiques, encore subsistantes, de la ville deNîmes . Les figures 5, 4, 5 et 6 de la même planche mettent sous les yeux dulecteur l’élévation principale, le plan et deux coupes d’une des portesromaines de la ville d’Autun , monument qui peut être cité comme un type dela dernière de ces dispositions. Ces portes étaient défendues au dehors par des