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Deuxième partie.
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ARCS DE TRIOMPHE.

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de monumental , et l’attique, que remplit la longue inscription, est d’unheureux dessin; mais la décadence de l’art se marque sur toutes les sculptures,et l’on éprouve une pénible surprise en voyant combien elle a été rapide etprofonde. Les grands bas-reliefs qui surmontent les arcades latérales repré-sentent des combats, des passages de fleuves, des sièges de villes, etc.

Ce monument a été élevé en l’honneur de l’empereur dont il a gardé le nom,et de ses deux fils Caracalla et Géta, à l’occasion de victoires remportées en Asie sur les Parthes , les Arabes et les Adiabéniens. Le dernier de ces princes avaittrouvé place dans l’inscription, et y était rappelé par les mots : et. p. septimio.t. f. getæ. nob. cæsari, dont on trouve encore quelques traces; mais ilsfurent effacés, après sa mort, par ordre de Caracalla , qui y fit substituer ceux-

ci : P. P. OPTIMIS. FORTISSIMISQVE. PRINCIPIBVS.

Nous avons indiqué sur notre dessin, conformément à une restaurationde M. l’architecte Labrouste, un char triomphal et des figures en bronze, dontdes médailles ont conservé le souvenir. L’empereur était sur le char accom-pagné de ses deux fils.

De même que celui de Titus, l’arc de Septime Sévère est entièrement exécutéen blocs de marbre blanc, travaillés avec la plus grande précision et posés sansmortier (1).

(1) Les dernières fouilles qui ont été faites autour de cet édifice, situé au pied du Capitole, ontprouvé qu’à une certaine époque le niveau du sol était notablement moins élevé que celui du dallagereprésenté sur nos dessins. Sur la face tournée vers le Forum, la différence était de 1“,80, et l’ona trouvé, sous l’arcade latérale de gauche, les marches, au nombre de huit, qui la rachetaient.Quelques antiquaires en ont conclu que, dès l’origine, il n’y avait point eu, sous le grand arc, depassage ouvert pour un cortège triomphal. Peut-être cette conclusion est-elle un peu hasardée. Il fau-drait, ce semble, des témoignages plus probants pour faire admettre qu’à une époque où l’on célébraitencore des triomphes, on ait commis un pareil contre-sens dans un monument de cette importance.M’est-il pas plutôt à croire que le sol aura été abaissé dans cette partie de la ville, postérieurement auxrègnes de Septime Sévère et de Caracalla ? La construction elle-même vient du reste à l’appui de cettehypothèse : tandis qu’elle est exécutée, ainsi que nous l’avons dit, en beaux blocs de marbre blanc, à partirdelà base que nous lui assignons, le soubassement, de l m ,80 de hauteur, situé au-dessous de ce plan, estsimplement revêtu en minces dalles de marbre, et sa saillie, qui n’a pas moins de 0 m ,52, n’est couronnéeque par des dalles semblables, lesquelles se profilent en un fort maigre filet. Ne sont-ce pas là des témoi-gnages frappants d’un travail fait après coup pour recouvrir et masquer des fondations déchaussées? Si lesoubassement eût existé dès l’origine, n’eût-il pas présenté le même caractère que le reste du monument?Se fût-il montré si saillant et si pauvrement couronné, lorsque partout ailleurs il y a une juste fermetédans toutes les lignes et une grande sobriété dans les saillies? Nous n’insisterons pas davantage à ce sujet;nous ne voulons pas faire d’archéologie, et nos observations n’ont pour but que de prévenir les critiques quiauraient pu être adressées à nos dessins.