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Deuxième partie.
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ARCS DE TRIOMPHE.

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point décorés de colonnes, comme dans la plupart des arcs antiques; ce sontdes sculptures qui les ornent, sur Tune et l’autre de leurs faces principales.Au pied de chacun d’eux est un piédestal qui rappelle, par sa forme etses ornements, celui de la colonne Trajane, à Rome ; puis viennent des soclessupportant, sur le premier plan, des figures allégoriques de-dimensions colos-sales, et, sur le second, chacun une haute pyramide en bas-relief que cou-ronne un globe du côté de la ville; l’une de ces figures représente le Rhin douloureusement étonné, et l’autre, la Hollande en pleurs s’appuyant sur unlion mourant. Au-dessus de l’arcade, sur la même façade, un bas-relief rap-pelle le passage du Rhin par l’armée française; celui de la face opposée estconsacré à la prise de Maestricht . L’inscription commémorative est placée dansla frise; elle est d’un admirable laconisme: lüdovico magno.

Plus dégagé qu’aucun autre des traditions de l’antiquité, malgré quelquesréminiscences, cet arc est peut-être le plus beau des temps modernes.On y trouve de la grandeur dans la conception, une rare distinction dansla forme, de la fermeté dans les membres d’architecture, de l’élégance dansl’ornementation, et un caractère éminemment monumental.

La porte Saint-Martin, dans la même ville, est également un arc de triompheélevé à Louis XIV . Plusieurs de ses parties sont d’un fort bon style; maiselle n’est pas exempte de quelque lourdeur, et ne saurait être comparée à laprécédente.

L’arc de triomphe de l’Étoile est le plus grand monument de ce genre.Malheureusement il est plus remarquable par ses vastes dimensions que parsa forme. On reconnaît à son inspection que les malheurs des temps ontdû mettre un long intervalle entre le commencement des travaux et leurachèvement, et que plusieurs architectes y ont marqué leur empreinte. Il ya de la sécheresse dans sa disposition générale, et les maigreurs de sa basecontrastent d’une manière fâcheuse avec la vigueur de son couronnement.Il est très-regrettable qu’on n’ait point accueilli, lors de la reprise des tra-vaux, le projet d’un éminent architecte, M. Huyot, qui couvrait par descolonnes engagées les angles des pieds-droits, et eût donné au monumentbeaucoup plus d’ampleur et un tout autre caractère.

On admire à Naples , à l’entrée du Château Neuf, un arc de triompheque l’ordre chronologique, aussi bien que l’originalité de la composition,aurait dû nous faire citer en tête des arcs modernes. Elevé en l’honneur