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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
cate, oh aborde plus franchement la question par un tableau symbolique,le disque du soleil criocéphale, parti de l’Orient et s’avançant vers la fron-tière de l’Occident qui est marquée par un crocodile, emblème des ténèbresdans lesquelles ce dieu et le roi vont entrer chacun à sa manière.
» Une petite salle, qui succède ordinairement à ce premier corridor, con-tient les images sculptées et peintes des soixante-quinze parèdres du soleil,précédées ou suivies d’un immense tableau dans lequel on voit successivementl’image abrégée des soixante-quinze zones et de leurs habitants, dont il seraparlé plus loin.
» A ces tableaux généraux et d’ensemble, succède le développement desdétails; les parois des corridors et salles qui suivent (presque toujours lesparois les plus voisines de l’Orient) sont couvertes d’une longue série detableaux représentant la marche du soleil dans l’hémisphère supérieur (imagedu roi pendant sa vie), et sur les parois opposées on a figuré la marche dusoleil dans l’hémisphère inférieur (image du roi après sa mort).
» La salle qui précède celle du sarcophage, en général consacrée aux quatregénies de YAmenti, contient, dans les tableaux les plus complets, la compa-rution du roi devant le tribunal des quarante-deux juges divins qui doiventdécider du sort de son âme, tribunal dont ne fut qu’une simple image celuiqui, sur la terre, accordait ou refusait aux rois les honneurs de la sépulture.Une paroi entière de cette salle, dans le tombeau de Ramsès Y, offre lesimages de ces quarante-deux assesseurs d’Osiris, mêlées aux justifications quele roi est censé présenter ou faire présenter en son nom à ses juges sévères,lesquels paraissent être chargés, chacun de faire la recherche d’un crime oupéché particulier, et de les punir dans l’âme soumise à leur juridiction. Cegrand texte, divisé par conséquent en quarante-deux versets ou colonnes,n’est à proprement parler qu’une confession négative, comme on peut enjuger par les exemples qui suivent :
« O Dieu ( tel ) le roi, soleil modérateur de justice, approuvé d’Ammon ,n’a point blasphémé;
» Le roi, soleil modérateur, etc., ne s’est point enivré;
» Le fils du soleil, Ramsès, n’a point été paresseux;
» Le roi, soleil, etc., n’a point été libertin ;
» Le fils du soleil, Ramsès, n’a point inutilement allongé ses paroles; etc.
» On voyait enfin, à côté de ce texte curieux, dans le tombeau de Ramsès-