TOMBEAUX.
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Méïàmounn, des images plus curieuses encore, celles des péchés capitaux; iln’en reste plus que trois de bien visibles; ce sont la luxure, la paresse et lavoracité, figurées sous forme humaine avec des figures de bouc, de tortue etde crocodile.
» La grande salle du tombeau de Ramsès V, celle qui renfermait le sarco-phage et la dernière de toutes, surpasse aussi les autres en grandeur et enmagnificence. Le plafond, creusé en berceau et d’une très-belle coupe, aconservé toute sa peinture : la fraîcheur en est telle qu’il faut être habituéaux miracles de conservation des monuments de l’Égypte pour se persuaderque ces frêles couleurs ont résisté à plus de trente siècles. On a répété ici,mais en grand et avec plus de détails dans certaines parties, la marche dusoleil dans les deux hémisphères pendant la durée du jour astronomique,composition qui décore les plafonds des premières salles du tombeau et quiforme le motif général de toute la décoration des sépultures royales.
» Les parois de cette vaste salle sont couvertes, du soubassement au pla-fond, de tableaux sculptés et peints comme dans le reste du tombeau, etchargées de milliers d’hiéroglyphes formant les légendes explicatives; lesoleil est encore le sujet de ces bas-reliefs, dont un grand nombre contiennentaussi, sous des formes emblématiques, tout le système cosmogonique et lesprincipes de la physique générale des Égyptiens. C’est du mysti-
cisme le plus raffiné; mais il y a certainement sous ces apparences emblé-matiques, de vieilles vérités que nous croyons très-jeunes.
« J’ai omis, dans cette description aussi rapide que possible d’un seuldes tombeaux royaux, de parler des bas-reliefs dont sont couverts les piliersqui soutiennent les diverses salles; ce sont des adorations aux divinités del’Égypte et principalement à celles qui président aux destinées des âmes,Plitha-Socharis, Ammon, la déesse Méresoclmr, Osiris et Anubis . »
L’hypogée de Ramsès V est dirigé en ligne droite et son plan est d’unerégularité parfaite; mais ces qualités n’étaient pas considérées comme obli-gatoires : la direction primitive était souvent abandonnée, soit parce que lerocher ne se trouvait pas de nature convenable dans son prolongement,soit parce qu’on rencontrait des excavations plus anciennes qu’il fallait res-pecter. La figure 2 de la planche 45 représente le plan d’un de ces tombeaux,qui a été dévié sur la droite, parce que la galerie prolongée était venuecouper une ancienne salle sépulcrale;, au delà du. coude,, la symétrie est
s