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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
suite des temps, un nom que le monument seul est appelé à sauver del’oubli; les descendants le lisent avec indifférence, si ce n’est avec le méprisqui s’attache à une puérile vanité. A ceux-là seuls qui ont su se créer desnoms durables, conviennent les tombes monumentales; c’est de la vie etnon du sépulcre qu’il faut attendre les longs souvenirs.
Ajoutons que les grands de l’Égypte ont été déçus dans leurs orgueil-leuses prétentions; que la plupart de leurs monuments extérieurs sontdétruits; que presque tous les hypogées ont été violés, les sarcophages brisés,les momies dispersées ; et que l’amour de la. science achève aujourd’huil’œuvre de destruction que la cupidité avait depuis longtemps commencée.
Tombeaux d’Asie. L’Asie antique offrait également des tombeaux remar-quables à; divers titres; mais la nature de cet ouvrage ne permet pas des’étendre jusque-là,, et nous nous bornerons à rappeler les plus célèbres.
En Perse, ce sont les tombeaux encore subsistants de Nakschi-Roustam ;exécutés sur une grande échelle,, entièrement creusés dans le rocher, riche-ment ornés au dehors, on est disposé à croire qu’ils ont renfermé lesdépouilles mortelles de Darius Nothus , d’Artaxercès Longue-Main, d’Ochusetd’Artaxercès Memnon. C’est celui, de Cyrus, dont on croit retrouver les restesdans une construction de forme pyramidale, exécutée en énormes blocs demarbre; les corps dù grand Roi avait été placé dans un cercueil d’or et étaitentouré d’une prodigieuse quantité de richesses; le sarcophage qui renfer-mait tous ses trésors occupait le sommet du monument, au pied duquel étaitune- enceinte fermée, entourée probablement d’un portique. En Asie Mineure,,c’est le célèbre tombeau; de Mausole , qui a eu l’honneur d’être rangé au nombredes merveilles du monde, et dont il ne reste que le souvenir et le nom devenugénérique; il consistait en un soubassement carré, entouré de. colonnes,couronné, de statues, et. surmonté d’une: pyramide qui supportait un quadrige.C’est le tombeau d’Alyates, père de Crésus; ce monument, dont Hérodote noua a laissé une description, était un immense tuinulus dont le soubasse-ment,. exécuté en grandes pierres,, avait près de 400 mètres de; diamètre, sil’on sien rapporte’ à cet auteur. Ce sont les monuments- funéraires, taillésdans le roc.,, des rois de Phrygie. , Ce sont les nombreux souterrains, égalementcreusés dans le rocher., qu’on ai récemment découverts dans l’antique Lycie ,dont les entrées sont souvent accompagnées de portiques, et;présentent desdispositions qui rappellent les constructions; en charpente; ils: sont décorés