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Deuxième partie.
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TRAITÉ D'ARCHITECTURE.

tombeaux sont de deux espèces : les uns ont été creusés dans des massesrocheuses aux parois abruptes; d’autres sont de grands tumulus en terre,de forme conique, reposant sur des soubassements cylindriques exécutésen pierres de fortes dimensions. Les chambres funéraires de ces dernierssont habituellement souterraines en totalité ou en partie. Le plafond dessalles, entièrement creusées dans le rocher, a quelquefois la forme d’unevoûte cylindrique, et quelquefois aussi celle d’une construction en char-pente, tantôt plate, tantôt à deux ou à quatre versants, avec poutres ap-parentes régulièrement disposées. Dans quelques-uns de ces monuments, letoit est soutenu par un ou deux piliers, réservés à cet effet et taillés enforme de pilastres. Lorsque le plafond de la salle n’est pas pris dans le rocher,il consiste en une voûte exécutée par assises horizontales posées en encor-bellement, comme celles du trésor d’Àtrée à Mycènes (tom. I, pl. 44, fig. Jo).Les arêtes inférieures des encorbellements sont abattues dans quelques tom-beaux , comme on le voit à Mycènes , de manière que la surface est continue ;dans d’autres, les pierres ont conservé leur forme rectangulaire, et le plafondse compose d’une suite de gradins en saillie les uns sur les autres. Il est dessalles dont les parois sont très-grossièrement travaillées, et il en est qui sontornées de pilastres; quelques-unes ont conservé des peintures d’une remar-quable exécution et d’un style archaïque. Les entrées de plusieurs tumulusne sont point apparentes au dehors ; d’autres sont nettement indiquées par desportes ouvertes dans le soubassement. La décoration de ces portes se composed’un large chambranle avec linteau très-élevé et crossettes saillantes. Cescrossettes sont quelquefois refouillées en dessous en forme de tête de crosse,et il est remarquable que cette singulière disposition se retrouve également surplusieurs tombeaux d’Asie Mineure et notamment de Judée . Les entrées pra-

des tombeaux; la formule vivus sibi posuü se lit sur un grand nombre de monuments funéraires; le per-sonnage dont les cendres ont été déposées dans celui qui nous occupe, aura sans doute acheté le sarco-phage,, ancien à cette époque, œuvre d’art remarquable, qui peut-être avait été violé ou était resté enmagasin sans destination; il aura voulu l’enjoliver en y ajoutant les guirlandes du socle; il aura com-mandé le couvercle à un sculpteur, qui se sera empressé de terminer complètement les têtes qu’il exécu-tait d’après nature, et se sera réservé d’achever les accessoires ultérieurement; puis la mort ou touteautre catastrophe sera survenue, les projets n’auront pu avoir de suite et le monument sera restésans inscription et peut-être même sans les dépouilles mortelles des personnages qu’il représente.Nous devons ces renseignements à M. A. de Longpérier, conservateur des antiques au musée duLouvre.