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Deuxième partie.
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TOMBEAUX.

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plus encore que chez les autres peuples de l’antiquité, la mort n’avait pointce caractère hideux et terrible qu’elle a revêtu depuis; leur charmante ima-gination avait su l’embellir. Le lecteur a sous les yeux plusieurs exemplesde stèles grecques (pl. 46, fig. 2, 5 et 4). La figure S de la même planche nedonne qu’un couronnement, mais il est d’un admirable dessin. Une petite urnefunéraire est représentée par la figure 6, qui est empruntée à l’ouvrage déjàcité de M. Lehas, et il est sans doute inutile de faire remarquer l’élégance et ladistinction de ses formes.

La figure 7 représente un monument plus moderne, n’appartenant pas à uneaussi belle époque de l’art que les précédents, mais pourtant très-remarquable.Il a été trouvé à Salonique, en Roumélie (Thessalonique, en Macédoine ), parM. Pillet, consul de France, qui l’a donné au musée du Louvre, où il se voitaujourd’hui. Sa disposition rappelle tout à fait celle du grand sarcophage, ditd’Alexandre Sévère, qui est déposé dans le musée du Capitole, à Rome . Deuxpersonnages, l’homme et la femme, de grandeur naturelle, sont à demi-couchés sur un lit funéraire qui couvre un sarcophage de forme rectangulaire.Ils sont représentés vivants, et les figures sont des portraits. Des cariatidesplacées dans les angles du sarcophage en soutiennent le couronnement. Uncombat d’amazones est sculpté sur la face antérieure (I).

Tombeaux étrusques. L’art des Étrusques nous serait presque complètementinconnu, si leurs tombeaux n’en avaient conservé de précieux témoignages;car on ne pourrait s’en faire une idée d’après les rares débris des autresmonuments de ce peuple, qui subsistent encore en divers points de l’Italie ,tels que restes d’enceintes de villes ou d’amphithéâtres excavés dans le sol. Ces

(l) Ce monument donne lieu à plusieurs observations intéressantes. Il appartient à deux époques biendifférentes : les grandes figures paraissent devoir être attribuées au m° siècle de notre ère; les têtes sontfrappantes de vérité et ont été certainement exécutées d’après nature, mais les draperies n’ont pas ététerminées, non plus que la couronne de fleurs funéraires que la femme tient à la main, ces parties sontsimplement mises au point; le lit est dans le même état, et devait sans doute recevoir quelques ornementstels que des palmettes. Le sarcophage proprement dit est beaucoup plus ancien que son couvercle ; sansremonter au siècle de rériclès, il porte l’empreinte d’une belle époque de l’art, peut-être du premiersiècle de notre ère ; les cariatides angulaires surtout sont d’un excellent caractère. Les guirlandes dusocle sont probablement plus récentes, et auront été substituées après coup à une surface plane ou àdes moulures. Elles peuvent être contemporaines des grandes figures.

Ces faits conduisent aux hypothèses suivantes : on sait que les Grecs et les Romains, se conformant encela aux traditions de l’Égypte , étaient dans l’usage de ne pas laisser aux survivants le soin de leur élevern. M