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Deuxième partie.
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TOMBEAUX.

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Cette dernière circonstance, aussi bien que l’irrégularité de leur forme,porte à penser que ces salles ont été creusées après coup, car l’usage de brûlerles corps paraît être postérieur à celui de les ensevelir entiers. Canina croitpouvoir faire remonter cette construction au ix e siècle avant notre ère.

Les œuvres d’art trouvées dans ce tombeau sont d’un plus haut intérêt quela construction elle-même. Elles jettent de vives lueurs sur l’état de l’art dansla haute antiquité. Les dessins qui couvrent le poitrinal d’or, deux petits vasesen argent, quelques vases de bronze et deux des boucliers, rappellent d’une ma-nière frappante ceux de quelques monuments de l’Asie Mineure. D’autres tom-beaux étrusques ont fourni des hiéroglyphes, ainsi que des vases et des émauxde style égyptien . D’accord avec plusieurs passages historiques, cës monumentstendent donc à établir une communauté d’idées, résultant d’un même point dedépart, ou de relations suivies entre des peuples qui, répartis sur des territoiresfort éloignés les uns des autres, se sont développés plus tard dans des voiestellement différentes, que chacun d’eux a enfanté un art tout spécial. Ces vaseset ces boucliers, aux riches ornements et aux personnages nombreux, viennentjustifier d’ailleurs les descriptions d’Homère , et prouver que l’imagination dupoète avait un solide point d’appui dans le génie de l’époque.

Les peintures décoratives de quelques tombeaux étrusques appartiennent plusou moins à ce style archaïque. Les unes représentent des sphinx et autresanimaux fantastiques, d’autres des chasses, des festins funéraires, etc.

Un autre tombeau étrusque a eu un grand retentissement, et a longtempsexercé la sagacité de la critique savante : c’est celui de Porsenna . Mais il ne nousest connu que par une description assez obscure, donnée par Pline d’aprèsVarron , et l’on est même en droit de révoquer en doute son existence. Enparler, serait dépasser outre mesure les bornes de notre sujet.

Tombeaux romains. Sous les rois et dans les premiers temps de la république,les Romains enterraient les morts, à l’exemple de la plupart des populations del’Étrurie ; plus tard les familles riches empruntèrent aux Grecs l’usage de lesbrûler, mais cette mesure ne fut généralement adoptée par elles qu’au commen-cement de l’empire. On sait que Sylla fut le premier membre de l’illustrefamille Cornélia dont le corps ait été placé sur un bûcher. Le tyran qui jugeaitsa vie à l’abri des vengeances, les redoutait pour son cadavre, et voulut éviterles représailles que les partisans de Marius pouvaient se trouver en droitd’exercer. Les corps des pauvres étaient entassés dans des fosses profondes.