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Deuxième partie.
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TOMBEAUX.

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C’est encore aux tumulus qu’il faut rattacher le mausolée d’Adrien, l’édificede ce genre le plus considérable que les Romains aient exécuté. Ses restesmutilés forment aujourd’hui le château Saint-Ange ,' qui joue un si grandrôle dans l’histoire de la Rome moderne.

Ce tombeau était divisé en deux parties : l’une carrée, l’autre circulaire.La première se composait d’un soubassement, et d’un étage décoré de grandesniches et de colonnes doriques ; la seconde comprenait, outre un sou-bassement, deux portiques superposés, en retraite l’un sur l’autre, au-dessus desquels s’élevait un couronnement conique que terminait une énormepomme de pin en bronze. En arrière des portiques était un mur plein,et des statues étaient placées entre les colonnes. Cette immense constructionétait exécutée en marbre blanc. Les restaurations portent à 90 mètres la lon-gueur d’un des côtés du corps carré, à 60 mètres le diamètre du premier por-tique circulaire, et à 93 mètres la hauteur de ce monumental témoignaged’orgueil.

Les tombeaux en forme de tour, dont les Romains paraissent avoir faitgrand usage, doivent être rangés dans la même classe que le précédent. Cesont des tumulus entièrement exécutés en maçonnerie, et dont le soubas-sement a reçu plus de hauteur que n’en comportaient ceux de ces an-ciens monuments. Tels sont les tombeaux bien connus et encore subsis-tants, du moins en partie, de Cécilia Metella , de la famille Plautia et deM. Plancus .

Un singulier monument sépulcral, dont la forme se rattache jusqu’à uncertain point à celle des tumulus, est connu sous le nom de tombeau desHoraces. 11 est situé près d’Albano, et il est assez bien conservé encorepour que sa restauration ne présente pas de difficultés sérieuses, du moinsdans ce qu’il avait de plus essentiel. Entièrement revêtu en pierres detaille régulièrement appareillées, il se compose d’un soubassement carré,au-dessus duquel s’élèvent cinq grands cippes de forme conoïde (ce sontdes cônes droits largement arrondis au sommet), dont les bases se touchent.Le cippe central est d’un plus fort diamètre et avait probablement plus dehauteur que les autres.

Cette forme de cippe a été fréquemment employée, dans l’antiquité, etconvient effectivement fort bien à des monuments auxquels on veut assurerune longue durée; car elle donne moins de prise que les autres aux agents