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Deuxième partie.
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TOMBEAUX.

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aux intempéries de l’atmosphère, et c’est donner l’apparence de l’éphémèreà ce qui doit annoncer la durée; mais le temps fera justice de cette super-fétation, et le monument subsistera dans tout ce qu’il a d’essentiel.

Ce sont là sans doute des individualités exceptionnelles, et dans la plupartdes circonstances l’artiste ne rencontre pas le point d’appui que réclame unecomposition pour être originale, ne trouvé rien de saillant à traduire" par uneforme expressive. Il n’y a point égalité, même devant la mort, et c’est detoute justice. Aux grands services rendus, aux vertus éminentes, les nomsdurables et les tombes saisissantes; aux existences vulgaires, l’oubli et lessépultures plus ou moins banales. Mais si inconnu que soit resté un homme,son monument funéraire peut porter quelque empreinte de sa vie, et, aulieu de n’être qu’une pierre sèche et muette, admettre une de ces manifes-tations de l’art qui animent, relèvent et éclairent. Qu’un buste ou un médaillonrappelle les traits du défunt; que des emblèmes simples et faciles à com-prendre fassent connaître sa position sociale ou ses goûts ; que sur la tombed’un enfant on trouve des jouets; sur celle d’une jeune fille, une fleur mois-sonnée avant le temps ou de modestes bijoux; sur celle du militaire, le glaive,sur celle du savant, quelques-uns des objets de ses études; sur celle de l’ou-vrier, ses instruments de travail. Enfin que les inscriptions soient modestes,courtes et sans affectation. Quelques mots suffisent à l’essentiel, et en mettredavantage est nuire à l’effet.

A l’appui de ce qui précède, la figure 6 de la planche 48 met sous lesyeux du lecteur une pierre tombale, dessinée par M. Labrouste, pour qntailleur de pierres. Elle montre comment l’art sait s’accommoder à toutes lesconditions.

Il est bien que quelques plantations accompagnent les tombeaux élevés enplein air; elles semblent y entretenir la vie, et elles sont des témoignages depieuse sollicitude. On remarque, sur les pierres tombales de l’Algérie , de pe-tites cavités cylindriques, creusées en arrière de la stèle, et les indigènes disentqu’elles sont destinées à recueillir la rosée ouïes eaux pluviales, qui attirerontles oiseaux du ciel; c’est encore la vie appelée autour de la mort. Une tou-chante coutume nous fait, à chaque visite, déposer des couronnes d’immor-telles sur les tombes qui nous sont chères ; il convient de leur préparer desplaces convenables, de telle sorte que le monument semble les attendre etles demander*