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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE,

Fan des plus beaux portraits du premier peintre de notre époque avaitdonné à ce nom un nouveau retentissement. L’architecte distingué chargéde lui élever un tombeau, M. A. Leclerc, a placé en arrière de la pierretombale un grand bas-relief rappelant, sans en être une reproduction, letableau de M. Ingres , et a fait graver sur la gaine qui supporte la têtede Cherubini les titres des principaux ouvrages du grand musicien. Des pilas-tres encadrent et abritent cette composition. Elle est couronnée par le tré-pied que décernaient les Grecs aux vainqueurs des jeux olympiques, rémi-niscence classique dont le mérite peut être contesté. Ce monument estreprésenté par la figure 5 de la planche 48.

Un autre tombeau de musicien, placé dans une des églises de Bergame ,mérite également d’être cité : trois anges, debout sur le sarcophage, chan-tent un des pieux cantiques composés par le défunt.

Le duc d’Orléans , enlevé brusquement à tant d’espérances, alors que toutlui souriait dans le présent et dans l’avenir, est représenté sur son tombeauau moment où il vient de rendre l’âme, les traits doux et calmes, et la têteappuyée sur un ange agenouillé qui intercède avec une profonde ferveur.Cette composition est d’autant plus touchante que l’ange, l’une des excel-lentes oeuvres de l’art moderne, est dû au ciseau de la princesse Marie, dontla mort précéda de quelques années celle dé son frère.

L’amiral Dumont d’Urville, après s’être illustré par ses longs et courageuxvoyages, périt avec toute sa famille, victime du plus terrible accident dontfassent mention les annales des chemins de fer. M. Constant Dufeux , chargéd’élever un monument à sa mémoire, divise la composition en trois par-ties : à la partie inférieure, le sarcophage de forme carrée, qui renferme ouannonce les restes mortels ; au milieu, un socle circulaire, qui raconte lavie du célèbre marin, en rappelant, au moyen de bas-reliefs gravés en creux,à la façon des hiéroglyphes égyptiens, les voyages et les découvertes quil’ont signalée; sur la face antérieure de ce socle, et le reliant au sarcophage,est un cippe surmonté du buste du navigateur; enfin, la partie supérieureest formée d’une vigoureuse stèle parabolique que surmonte une couronne,au-dessous de laquelle une composition symbolique rappelle la catastrophe.Malgré la multiplicité des images et des symboles, cette œuvre est du plusbeau caractère et d’une remarquable sévérité. Peut-être est-il à regretter quel’architecte ait jugé à propos de la couvrir de couleurs; car elle est exposée