TOMBEAUX.
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un revenu du crâne de Charlemagne , qu’il fait toucher aux curieux moyen-nant salaire.
Brunellesehi a été inhumé sous le dôme de Sainte-Marie des Fleurs, àFlorence , et l’inscription qui accompagne son buste appelle cet admirablemonument à témoigner de son auteur.
La même pensée est exprimée avec plus de concision et d’énergie à Saint-Paul de Londres, sur la pierre sépulcrale de Christophe Wren :
SUBTDS CONDITUR HÜJUS ECCLESIÆ ET ÜRBIS CONDITORCHRISTOPHORDS WREN QUI VIXIT ANNOS ULTRA NONAGINTA.
NON SIBI, SED BONO PUBLICO,
LECTOR, SI MONUMENTUM REQUIRIS,
CIRCUMSPICE.
Cimetières. Peut-être quelques lecteurs trouveront-ils que nous noussommes trop longuement étendu sur ce genre de constructions, et cepen-dant nous ne pouvons nous décider à passer à un autre sujet sans avoir ditquelques mots sur la disposition des cimetières. Il arrive une époque dansla vie où l’on a été appelé trop fréquemment dans ces tristes enceintes,où elles sont devenues trop pleines de précieux souvenirs, pour que lapensée n’y trouve pas une sorte d’attrait, et qu’une grande importance nes’attache pas à tout ce qui les concerne.
Autrefois, en France , on inhumait dans les églises et dans leurs en-ceintes, et ce n’était point sans de sérieux motifs. La sainteté du lieu sem-blait devoir préserver des profanations; plus rapprochés des vivants, lesmorts étaient moins exposés à l’oubli, et leurs austères enseignements étaientde tous les jours; ils s’associaient en quelque sorte par leur présence auxprières de l’église, et peut-être une pieuse erreur portait-elle à penser que,dites près de leurs tombes, elles leur devaient être plus profitables. Cet usageest encore en vigueur en quelques contrées, et tout le monde a été frappéde ce qu’il y a de touchant dans les modestes cimetières qui entourent noséglises de village. Mais il présente les plus graves inconvénients où l’espaceest mesuré, et l’air lent à se renouveler; car on est incessamment obligéde bouleverser d’anciennes sépultures pour faire place à de nouvelles, etla salubrité publique est en outre compromise par d’affreuses émanations.La loi de l’an XII, qui a transféré ces établissements en dehors des villes,