ÉCOLES.
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profondeur d’une salle ainsi disposée. Dans quelle proportion? c’est ce qu’ilest impossible de préciser, parce que nous ne pouvons pas évaluer aveccertitude les inconvénients de l’obliquité d’une part, et ceux de la distancede l’autre, en ce qui touche la perception des sons et des images. Mais lesujet ne réclame, ne comporte même pas une solution rigoureuse, et uneexpérience de tous les jours peut faire reconnaître, avec une approximationsuffisante, quelles sont, suivant les circonstances, les formes les plus conve-nables à adopter.
On doit admettre que, dans un amphithéâtre où les élèves se placent àleur guise, les meilleures places sont occupées les premières, et les plusmauvaises à la fin; l’ordre dans lequel elles sont prises peut donc servir à lesclasser suivant leurs mérites. C’est une longue expérience, tenant un compte,certainement équitable, des divers éléments engagés dans la question, quidétermine ce choix des places, et l’on ne saurait se refuser à lui reconnaîtreune valeur scientifique. Il est douteux qu’aucun autre ordre de considéra-tions puisse mieux conduire au but. Or on remarque que les élèves se distri-buent, au fur et à mesure qu’ils arrivent, le plus près et le plus en facepossible du professeur, compensant d’une certaine façon les inconvénientsde l’obliquité par les avantages de la proximité, et l’on reconnaît que lesespaces successivement remplis par eux peuvent être limités, d’une manièreapproximative, par des arcs de cercle dont le centre commun est placé aumilieu du premier banc, lorsque le professeur est situé au niveau du planinféi’ieur de l’amphithéâtre. Cette disposition est indiquée par des lignesponctuées sur la figure \ S de la planche \, qui représente, dans son ensemble,le plan d’un amphithéâtre de forme demi-circulaire. On serait donc con-duit à choisir celui de ces arcs de cercle qui embrasse le nombre de placesvoulu, pour limiter la salle du côté opposé au professeur, si le problème seréduisait aux termes dans lesquels nous l’avons posé.
Mais il n’en est pas ainsi. On ne doit pas méconnaître le mérite des formessimples, d’une exécution facile, et se conciliant avec les données généralesde l’édifice auquel la salle appartient. D’un autre côté, il est certain que,s’il importe d’adopter les dispositions les plus favorables à la vue et à l’au-dition, dans les amphithéâtres destinés à renfermer un grand nombre d’élèves,il n’y a réellement pas intérêt sérieux pour ceux qui sont de dimensionsrestreintes. Il convient d’ailleurs que la forme de la salle soit en certaine