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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

même nature, si le musée'était consacré à la science ou à l'industrie. Ellesdevraient être mises en communication les unes avec les autres, tout enétant indépendantes, de manière à former une longue enfilade produisant uneffet analogue à celui d’une grande galerie, et donnant une idée saisissantede l’importance de l’établissement. Il faudrait d’ailleurs qu’on pût se rendredirectement dans chacune d’elles, ou du moins dans chacun des principauxgroupes résultant d’une classification rationnelle. Un long vestibule pourraitservir à la fois de lien commun et de dégagement à toutes ces salles. Ilrecevrait les œuvres ou les produits d’intérêt secondaire, et il concourraitefficacement au caractère de l’édifice. Le riche musée des Offices, à Florence ,présente une disposition de ce genre, et peut être cité comme un modèle,sous ce rapport.

Les salles d’un musée doivent être éclairées de telle sorte que le jour y soitaussi abondant, aussi égal et aussi uniformément distribué que possible, etne produise ni ombres, ni reflets de nature à nuire à la vue des objets. Lesfenêtres, s’il y en a, doivent être percées au nord; mais mieux vaut faire venirla lumière par le haut, au moyen d’ouvertures pratiquées dans les plafondsou dans les voûtes. Des verres dépolis ferment ces ouvertures, de manière àtamiser les rayons solaires et à amortir leur éclat.

Il ne faudrait pas que ces jours fussent ouverts dans toute la largeur dessalles qu’ils éclairent. D’abord la construction ne paraîtrait pas suffisammentclose, et n’aurait pas le caractère qui lui convient; puis il pourrait se produiredes reflets nuisibles et des ombres relatives sur quelques objets. On sait eneffet que les grands tableaux, placés à une certaine hauteur au-dessus dusol, ne se posent pas verticalement : on les incline de telle sorte que leurplan ne soit pas rencontré trop obliquement par le rayon visuel émané del’œil du spectateur. Ce fait pourrait servir à déterminer les limites des ou-vertures dont il s’agit, dans un musée de peinture; elles pourraient êtreplacées aux points où les faces des tableaux prolongées viendraient rencon-trer le plafond ou la voûte. Mais il n’y a pas lieu à prescriptions absoluesen pareille matière, et cette indication ne doit être acceptée qu avec réserve,car elle ne laisserait pas passage suffisant pour la lumière, si la hauteur dela salle était très-grande comparativement à la largeur.

Quelle que soit la nature des objets exposés, ils ne doivent pas s’éleverjusqu’au plafond ou a la naissance de la voûte. Il 11e faut pas que l’espace