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THÉÂTRES.
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pour quelques-uns des spectateurs placés dans les galeries les plus élevées, al’avantage d’être un splendide ornement, et de donner à la salle un air defête. A ses rayons directs viennent se joindre, pour constituer un brillantéclairage sans ombres trop heurtées, ceux que renvoie la voûte, laquelle estpeinte en tons très-clairs que rehaussent d’abondantes dorures diversementcolorées. La scène est éclairée par des foyers lumineux entièrement sous-traits à la vue des spectateurs; distribués latéralement sous les premièresloges d’avant-scène, à peu près au niveau de la tête des acteurs ; et disposésde telle sorte que la lumière est uniformément répartie sur toute la largeur dela scène, tout en diminuant d’intensité à mesure que les plans se reculent.
L’édifice présente au dehors un caractère tout à fait monumental. Sesformes ont de l’ampleur, de la distinction et de la richesse; mais ellesannoncent plutôt la fantaisie que la sévérité. Le même esprit se montre àl’intérieur. L’ossature de la salle se marque par des points d’appui, qui s’élè-vent depuis le niveau des premiers rangs de loges jusqu’à la naissance dela voûte qu’ils supportent, et introduisent ainsi de l’unité dans la compo-sition. Ce ne sont point de grosses colonnes, comme on en voit à l’Opéra,ni de larges et nombreux pilastres, comme ceux de l’Odéon. Les construc-tions en fer nous ont habitués à des supports plus légers, nous trouvonsune fermeté suffisante à de moindres sections, et il importe d’éviter toutobstacle à la vue ou à l’audition. Ces colonnes aux proportions élancées sontterminées par de gracieuses figures, hardies et élégantes cariatides, se rat-tachant à la voûte par des mouvements capricieux. Les devantures des galeries,peintes en tons clairs avec dorures, sont en harmonie avec la voûte, etconstituent une ornementation riche et brillante, qui s’associe heureusementà l’éclat des toilettes. Un large accoudoir en velours cramoisi enveloppeleur arête supérieure, et sépare ces deux éléments de beauté, de sorte qu’ils necontrastent nullement, et qu’aucun d’eux ne nuit à l’autre. Les parois desloges et des galeries sont couvertes d’ornements à peine accentués, qui selaissent deviner plutôt qu’ils ne se montrent, et forment ün fond d’un toncramoisi à peu près uniforme, qui est doux, chaud, suffisamment lumineux,et fait cependant ressortir les figures et les costumes.
Quelles que soient leur affluence et la température extérieure, les spectateurstrouvent toujours un air pur et une douce chaleur dans la salle; car on aappliqué à sa ventilation les dispositions qui ont été recommandées dans un
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